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mardi 11 décembre 2007

Vétilles et postures autour de la visite de Mouammar Khadafi - Diner's room

Vétilles et postures autour de la visite de Mouammar Khadafi - Diner's room
Le discours du Président Sarkozy[2] est fait pour être trahi. Car la prétention à la simplicité n'est qu'un déni de réalité. On peut sans doute parler simplement d'objets complexes. Mais refuser la complexité ne conduit jamais qu'à la brutalité ou l'apostasie.

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vendredi 16 novembre 2007

Sarkozy et l'islam (en vrac sur diigo 11/16/2007)

Coulisses de Bruxelles, UE: Sarkozy et les musulmans Annotated

L’histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre
irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l’Etat (photo: Thierry Monasse) s’est lancé dans une diatribe confuse d’une vingtaine de minutes, « dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire», contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et leurs difficultés d’intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l'objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs.

        vendredi 14 septembre 2007

        "Il faut simplement se taire pendant un moment..."

        C'est le conseil de Denis McShane aux socialistes français ce matin sur FC:
        Ecouter [MP3]:


        "Partez en vacances, laissez monsieur Sarkozy faire ses propres erreurs..."

        C'est apparemment la stratégie suivie par François Bayrou. Il la justifie dans un entretien à Sud-Ouest:
        Quand un pouvoir s'installe, cela ne sert à rien de faire des commentaires. Les gens donnent leur confiance à ceux qu'ils ont élus, plus exactement ils la prêtent. Ils attendent de voir quelle est l'évolution de la réalité avant de formuler leur jugement.
        (via Diner's Room)

        jeudi 12 juillet 2007

        La défaite des girondins

        Revue ESPRIT - Nicolas Sarkozy, lecteur de Gramsci / Jérôme Sgard

        Jusqu’à il y a peu, en effet, il semblait acquis pour beaucoup que les seuls à même de réconcilier pacifiquement la France avec l’Europe, la globalisation et les marchés viendraient de l’aile centriste du Parti socialiste. Disons, de tous ceux qui auraient soutenu Rocard, Delors et Strauss-Kahn aux présidentielles passées (on pourrait ajouter Mendès-France), et qui cette fois-ci ont souvent penché pour Bayrou, tout en lisant avec avidité Cohn-Bendit. On sait que cette convergence «libérale-libertaire», apparue dans les années post-68, proposait pour résumer un projet où les risques et les tensions de la libéralisation économique seraient équilibrés par une société devenue plus vigoureuse, plus innovante et aussi plus démocrate, parce que moins centrée sur l’État. Autonomie sociale, décentralisation, européanisation : tels étaient les trois thèmes centraux du rocardisme, auxquels on pourrait ajouter la distance par rapport aux intérêts financiers privés – faites-nous confiance pour libéraliser, nous sommes désintéressés !
        Cette stratégie est aujourd’hui défaite, à la fois au plan politique et idéologique. Elle a été battue successivement par les jacobins de gauche, puis par les bonapartistes de droite, dans une sorte d’alliance intergénérationelle entre Mitterrand et Sarkozy.
        ...
        « Déclinisme » et néo-bonapartisme auraient en somme partie liée, là où le discours commun international voit plutôt dans le second la cause du premier. Inversement, l’appel girondin à la société civile et à la décentralisation serait associé dans un tel contexte à l’idée d’une démission ou d’un renoncement.
        (Plus d'extraits...)

        mercredi 11 juillet 2007

        Le chef

        Ce matin, Régis Debray nous parle du chef comme Max Gallo nous parle de la nation, comme d'une réalité incontournable, quasi anthropologique voire naturelle, en feignant, sans trop se forcer, de le regretter.

        mardi 10 juillet 2007

        Apathie ?

        Alors que le talent de baratineur de notre hyperprésident continue de fasciner la France, la Navarre et le Luxembourg (semble-t-il), pendant que la stratégie de l'ouverture continue de désagréger l'opposition, le train des "réformes" avance. Si les réformes structurelles sont négociables, d'autres ne le semblent pas, soit une bonne indication sur les priorités réelles de ce gouvernement.
        Pour être franc ceci: j'espère que ça va marcher, je l'espère vraiment, parce que vu ce que cela nous coûte, il ne faudrait pas en plus que cela ne serve à rien. Ce serait trop déprimant, et puis le tour de vis qui suivrait serait tellement fort, qu'il vaut mieux ne même pas imaginer que cela ne marche pas. Alors, faisons comme les autruches, mettons la tête dans le sable et faisons comme les religieux, prions. Peut-être que cela marchera.
        (DSK?, JL?, non: Jean-Michel Aphatie sur son blog.)

        lundi 25 juin 2007

        Guy Môquet: les historiens sont des emmerdeurs!

        versac: Confusion

        Versac commente l'article du Monde qui replace la lettre de Guy Môquet dans son contexte historique ("fracassante tribune", écrit-il):
        Je me vois, dans quelques années, avec ma fille, sortant de son premier jour de classe, ayant eu la lecture de cette drôle de lettre, et appelant à explication, version "dis papa", quel est le sens de cette lettre exaltée ? Je lui raconterai alors sans doute qu'un président a décidé au lendemain de son élection qu'on la lirait, comme un fait du prince, comme une forme d'édification des foules à l'héroïsme, mais qu'il s'est sans doute trompé.
        (...)
        Et je me demanderai pourquoi un seul homme peut décider ainsi d'une lecture faite à des millions de personnes, sans avant celà sonder avec un peu de profondeur les débats sur un mythe installé.

        samedi 26 mai 2007

        Réveil progressif ?

        Faut-il déjà envisager le scenario magique du dernier quinquennat : une gabegie de dépenses et cadeaux inefficaces et sans évaluation, suivie d'un grand appel à se serrer la ceinture et une angoisse créée sur la dette, peu opérante in fine ? Scenario de droite habituel (face à son miroir de gauche). Où sont les libéraux et les orthodoxes, qui ont pourtant maillé le fond de cette campagne ?
        Lire le billet de Versac "Politique à l'envers ?".

        Explication complémentaire sur le blogue d'Erik Israelewicz:
        Cette relance de la croissance, les socialistes voulaient la provoquer en dépensant plus, l’équipe Fillon compte, elle, sur des réductions massives d’impôt, dès cet été, sur un choc fiscal donc !
        Pas facile de comparer cette stratégie à ce qu’a fait, avec succès, l’Allemagne depuis deux ans. La coalition allemande a elle aussi procédé en deux temps, c’est vrai. D’abord les cadeaux, ensuite les efforts. (...) il y a une grande différence. L’équipe d’Angela Merkel a d’abord augmenté les dépenses, elle a ensuite augmenté les impôts, la TVA notamment. Ici, le gouvernement baisse tout, les impôts d’abord, les dépenses ensuite. Le problème, c’est qu’augmenter la TVA, c’est facile : une loi y suffit. Ca rapporte gros : les recettes fiscales sont immédiates. Réduire le nombre de fonctionnaires, c’est beaucoup moins facile. (...) Les baisses d’impôts, on les a, ça, c’est facile, c’est sûr. Les réductions de dépenses, ça l’est moins. C’est là que (...) le choc risque de devenir électrochoc, la pause de conduire à une explosion du déficit. C’est cela qui inquiète nos partenaires européens. On les comprend.

        samedi 19 mai 2007

        Bernard Kouchner, la politique étrangère de la France et l'Union méditerranéenne.

        Lecture de la tribune apologétique que Bernard Kouchner publie dans le Monde d'aujourd'hui. Je trouve les indignations des responsables du Parti Socialiste ridicules et, oui, un peu, indignes. Un récent billet de maître Eolas montre qu'en outre son exclusion expresse témoigne du mépris de ces responsables à l'égard des procédures régulières du parti et donc à terme d'un mépris de fait de la démocratie qui n'a rien à envier à celui qu'ils dénoncent dans le camp adverse (on se rappelera que Laurent Fabius, qui a saboté la campagne socialiste au moment du référendum sur le TCE, n'a pas eu droit à un traitement aussi rigoureux). De même je trouve que les accusations portées contre les ministres de gauche ou du centre, d'être "allés à la soupe" ou de s'être "laissés enivrés par les ors du pouvoir" témoignent de la part de ceux qui les portent d'une conception étroite de l'ambition politique, inquiétante lorsqu'elle est portée par des hommes qui se sont eux-mêmes voués à la politique. Ils savent bien qu'il n'est pas d'ambition politique pure au sens où elle serait dépourvue de toute satisfaction personnelle. Réduire cette satisfaction au profit matériel (la soupe) ou aux jouissances de vanité (les ors), c'est faire peu de cas de la jouissance plus haute de la puissance, celle de pouvoir faire, ce qui se dit en langage politique "le goût de servir". On pourrait faire crédit à Bernard Kouchner, sans angélisme, sans avoir à le supposer indemne de toute satisfaction de vanité, d'avoir accepté l'offre de Nicolas Sarkozy par ambition de faire tant que ça lui est encore possible, de justifier à ses propres yeux son acceptation par le désir de servir. Et lorsqu'on veut bien juger de cette acceptation sous l'angle politique et non sous l'angle d'une morale hypocrite, on peut alors estimer qu'il se trompe, que son ambition de puissance sera déçue ou qu'elle ne sera pas mise au service d'objectifs politiquement justes (comme le fait par exemple Daniel Cohn-Bendit sur son blogue).

        Ainsi:
        La politique extérieure de notre pays n'est ni de droite ni de gauche. Elle défend les intérêts de la France dans un monde qui se réinvente chaque jour.
        On comprend de quoi se soutient une telle affirmation: la fin de l'internationalisme marxiste et la continuité de la diplomatie française, y compris dans ses errements, à travers les alternances de ces trente dernières années. Il me semble pourtant que cette affirmation est profondément erronée. Les choix d'alliances ne sont pas politiquement neutres même s'ils ne sont pas toujours faciles à ranger sur un axe unidimensionnel droite-gauche mais ce n'est pas cela que j'ai d'abord en tête. Ce à quoi je pense, c'est au déficit en terme de stratégie et de projet dont souffre la gauche dite modérée d'avoir abandonné l'internationalisme à l'extrême-gauche et de l'avoir ainsi laissé réduire à la solidarité avec le Vénézuéla de Chavez ou l'indulgence envers le régime castriste, d'un côté, aux sympathiques gesticulations altermondialistes de l'autre. Je ne vois pas comment articuler un projet de gauche réaliste sans repenser l'internationalisme socialiste, sans articuler une stratégie internationale face à la globalisation financière. Une telle stratégie ne pourrait rester nationale et suppose des propositions d'alliance. L'orientation diplomatique qui la traduirait ne peut vraisemblablement pas être impulsée par un gouvernement de droite.

        Un exemple concret: la question des droits patrimoniaux. C'est le point 10 du consensus de Washington. On n'en a pas beaucoup parlé pendant la campagne, et lorsqu'on en a parlé, on n'en a pas beaucoup dégagé la dimension internationale. Le candidat Sarkozy a été très clair et en continuité avec la pratique du gouvernement sortant, qui a fait de la France est un des pays d'Europe, voire le pays d'Europe le plus crispé sur la défense des droits des propriétaires. Il y a fort à parier que la diplomatie sarkozyenne s'opposerait, au niveau européen (qui est de la compétence de Kouchner) à une tentative de mise en cause de ces droits patrimoniaux.

        De façon générale, rares sont les questions ou les enjeux nationaux qui n'ont pas leur pendant dans d'autres pays, à commencer par les pays d'Europe. Prétendre que ces questions sont de compétence strictement nationale et qu'elles n'intéressent pas la politique extérieure, dans le contexte de l'internationalisation du capital c'est livrer les travailleurs à l'impuissance démocratique, c'est, pour un homme de gauche, oublier ce que l'internationalisme prolétarien a apporté aux travailleurs des pays capitalistes.

        Tout ceci dit, on aurait sans doute tort de reprocher à Bernard Kouchner de trahir une stratégie internationale que le Parti Socialiste n'essaie même pas d'articuler, ni dans son projet, ni dans sa pratique lorsqu'il est aux affaires.
        _________

        Autre chose, qui n'a qu'un rapport lâche à ce qui précède: par deux fois, le soir du 6 mai et dans son discours d'investiture, Nicolas Sarkozy a déclaré son ambition d'oeuvrer pour une Union Méditerranéenne. Il l'a également évoquée au cours du débat du 2 mai. Je me souviens avoir entendu Robert Badinter arguer, il y a quelques mois sur France-Culture, contre l'entrée de la Turquie dans l'UE, qu'il y avait dans cette ambition une vision néo-colonialiste. Je m'étais dit à ce moment-là que la différence entre le projet colonial et l'ambition universaliste de l'Europe telle qu'elle s'appliquait dans le cas de l'adhésion de la Turquie, c'est que si les Turcs devaient entrer en Europe, ce serait avec un statut de citoyen et non de sujets, et que ça faisait toute la différence (on se rappellera que la gauche républicaine avait adhéré au projet colonial comme projet civilisateur, que ce projet avait été reçu comme une promesse par une partie importante des élites des pays colonisé et que cette promesse fut trahie... mais c'est toute une autre discussion). A la différence de l'adhésion turque, le projet d'Union Méditerranéenne me semble, dans le parallèle qu'en fait NS avec l'Union Européenne, clairement relever d'une vision néo-coloniale. Croit-on sérieusement que les pays du nord et ceux du sud y seraient sur un pied d'égalité? Croit-on sérieusement que la France y engagerait ne serait-ce qu'une fraction de sa souveraineté? Dans le meilleur des cas, le parallèle avec l'UE ne sera qu'un artifice de communication et cette Union méditerranéenne ne sera qu'une structure de coopération de plus (auquelle on souhaitera naturellement le meilleur succès possible - voir sur les différentes structures euro-méditerranéennes de coopération une note sur Publius concernant la décevante initiative Euromed ou l'appel à contributions, très argumenté, d'un colloque dont je n'ai pas trouvé les comptes-rendus).

        Précisons un peu: si on compare les trois déclarations de Sarkozy sur cette Union méditerranéenne, on se rend compte que l'artifice de communication est à géométrie variable: lorsqu'il évoque l'Union Méditerranéenne au cours du débat du 2 mai, c'est à propos de la Turquie. On peut y voir une variation sur le thème du partenariat privilégié porté par les adversaires de l'adhésion de la Turquie à l'UE, cependant ce thème est posé un peu plus tard dans le débat. S'agissant de l'Union méditerranéenne, elle est proposée à la Turquie comme une alternative, indépendante, à l'adhésion européenne, NS en fait même le coeur de cette Union alternative (noter que la Turquie n'attend pas le feu vert de Nicolas Sarkozy, ni de l'Europe pour développer ses réseaux de coopération économique, avec l'Egypte en particulier). Dans ces deux discours programmatiques, celui du soir du 6 mai et son discours d'investiture, l'orientation est différente: le centre de l'Union méditerranéenne s'est déplacé à l'ouest et elle est conçue comme un trait d'union entre l'Europe et l'Afrique. La Turquie et l'Asie Mineure ont disparu et on reconnaît alors la continuité avec l'histoire coloniale et post-coloniale française.

        On voit mal ce que Bernard Kouchner, partisan de l'adhésion de la Turquie, tirera comme mandat de ce programme.

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        mercredi 16 mai 2007

        Rêves, jeux et paris

        www.com-vat.com: Texas hold'em sarkozyen
        Sarkozy nous laisse songeurs, incapables de déterminer s’il est en train, effectivement, d’habiter la fonction au point de prendre les problèmes à bras le corps, l’un après l’autre et à toute allure pour mieux les régler, ignorant les pleurnicheries de ses fidèles déçus, ou s’il se contente de brasser du vent dans l’espoir de laminer la gauche le mois prochain et mieux se chiraquiser l’été venu. Bluffe-t-il ? Nous entraîne-t-il dans une partie de strip-poker qui nous laissera à poil en bout de mandat ? Est-il, au contraire, en train de construire quelque chose d’inédit, d’incompréhensible pour quiconque, comme moi, cherche à s’adosser à des repères connus ?
        Filant la métaphore vegas-ienne jusqu’au bout, et me fondant sur mon expérience du sarkozysme dans le monde réel, je choisis l’hypothèse du poker-menteur, du coup d’esbroufe sans substance. Une attitude confortable, d’ailleurs : que l’histoire me donne raison et je me vanterai d’une vaticination à succès ; qu’elle me donne tort et c’est le pays qui y gagne.
        Oui, on en est là. Le soir du 1er tour, Nicolas Sarkozy nous annonçait le "rêve français" et depuis le soir du 6 mai nous sommes dans un état comme ça, de rêve. Le rêve d'un Tony Blair de droite pour certains, le cauchemar d'une ascension à la Arturo Ui pour d'autres. Et, comme le papillon de Zhuangzi, nous en venons à douter si nous n'avons pas rêvé plutôt pendant les mois de campagne: oubliés les enjeux, les chiffres, les disputes, même les craintes et les espoirs, Bayrou: fantomatique, les règlements de compte au PS: irréels, les appels à la "nécessaire-rénovation-sociale-démocrate": machinals, le naufrage de l'extrême-gauche: insignifiant. On voudrait se réveiller, on voudrait regarder ailleurs mais on en est incapable, on n'arrive pas à détacher ses yeux du magicien qui occupe le devant de la scène, fascinés par le mouvement des cartes ou des gobelets de bonneteau. Alors on sort du théâtre, pour un temps dépolitisé et un peu écoeuré, on reviendra lorsque le spectacle sera terminé.

        Pour relativiser un peu la dépolitisation:

        mardi 8 mai 2007

        Le yacht

        [Big Bang Blog] - Et si on commençait par ne pas le regarder, sur son yacht ?

        Oui, je sais, on pourrait rire. Si on avait envie. Il y aurait de quoi. La France qui se lève tôt et dort au Fouquet’s. La retraite méditative dans un yacht de soixante mètres à Malte, choisi de préférence à l’abbaye de Solesmes ou à la villa de Clavier, pour "habiter la fonction". Le choc des images, leur schizophrénie, leur incohérence : Bigard chantant les laudes, Clavier au plateau des Glières, etc. Quelle rigolade en perspective !
        Je pense même que si vous avez envie de rire, vous n’avez pas fini de rire. Les Guignols ont du boulot pour cinq ans.
        Mais je vais vous décevoir : je n’ai pas envie de rire.
        Dans ces rires, je sens un piège.
        Et pas seulement dans les rires. Je pourrais aussi pousser de hauts cris d’effroi devant ces premières provocations, cette manière de nous balancer à la figure, à peine élu, les millions de la pub et des stars du showbiz.
        Mais dans cet effroi, je sens le même piège.
        (...)
        Alors quoi, fermer les yeux ? Parler d’autre chose ?
        Non. Mais regarder ailleurs. Regarder les actes, par exemple. Les actes concrets du président qui a dit ce qu’il ferait, et qui fera ce qu’il a dit. Les détails des projets de loi. Les chiffres ingrats. Les pots cassés, dans les cités lointaines. Regarder où il ne voudra pas que nous regardions. Et puisqu’il veut que nous le regardions, invisible sur son yacht, puisque tout son système de fascination s’annonce construit sur ces provocations, commencer donc par ne pas regarder son yacht.

        [Je me demande tout de même si NS n'est pas en train de faire sa première erreur stratégique, l'erreur classique de l'excès de confiance, qui tue aux échecs par exemple, si après la contrainte si visiblement pénible lors de son débat avec SR, il ne lâche pas imprudemment la bride à ses pulsions, à son goût de la provocation, qui avait laissé pointé le bout de son nez le soir du 1er tour, lorsqu'il avait fait un doigt d'honneur ad usum Chiraci en se faisant suivre par les équipes motoportées. Le soir du 1er tour il savait qu'il avait gagné s'il ne faisait pas d'erreur. Aujourd'hui les législatives sont pliées, sauf...
        Sinon, comme le fait remarquer un commentaire sur le blogue de Schneidermann, "regarder ailleurs" devrait être ne pas se contenter de regarder les faits et gestes, même gouvernementaux, du nouveau président, ce devrait être aussi contruire une alternative crédible, convaincante et tenable. Mais ça, ce n'est pas dans le temps qui nous sépare des législatives que ça pourra être fait.
        En tous cas, moi, je vous promets je vais essayer de regarder ailleurs dès ce soir... essayer!]

        dimanche 6 mai 2007

        L'annonce (mini-live blogging)

        20:20.- Un peu surréaliste: Ségolène Royale semble nager en plein bonheur et Nicolas Sarkozy, dans sa bagnole, semble faire la gueule (une migraine peut-être?). Et puis la première réaction de Strauss-Kahn, sur France 2, en contraste frontal avec le discours de Ségolène Royal (beaucoup plus rapide et nettement meilleur que celui de Melle, il y a 15 jours), "une très grave défaite"! La guerre est ouverte au PS (ceci dit, il a pas absolument tort quant à l'analyse).

        21:00.- Le discours de Sarkozy: 10/10, je ne peux pas le dire autrement. Bon, on va voir comment ça va tenir à l'usage. Très exactement: son discours semble confirmer l'hypothèse optimiste: son discours revanchard et diviseur de Bercy, confirmé jeudi (je crois), était à finalité stratégique. Sa campagne de 2e tour, à contre-pied des supputations des analystes et commentateurs, a été d'une intelligence diabolique (!), ce qui est rassurant (j'imagine que mon ami Eric, en bon joueur d'échecs, a apprécié). Ceci dit, comme dit plus haut, si sa position dans ce début d'état de grâce est irréprochable (pour un président de droite!), il ne faudrait pas que le discours de division et de bouc-émissairation ressorte comme ressource au moment des épreuves.
        En tous cas maintenant il a le sourire.

        21:30.- Le Pen: "Les gens ont voté contre madame Royal." Ben, voyons. Parle tout de suite de l'Europe. Evidemment avec ce que vient de dire NS, il se sait, encore plus nettement qu'il y a quinze jours, cocu. Ce qui n'est pas le plus triste de la soirée!

        21:45.- Intervention de François Bayrou, en différé. Rien à redire mais un peu terne. On comprend: 40% de ses électeurs (et 80% de ses députés) ne l'ont pas suivi. Là encore, contre Bayrou, Sarkozy a été extraordinairement habile. Alors que Ségolène Royal a courtisé les électeurs du centre, Nicolas Sarkozy a relayé, avec son attaque de la pensée 68, la stratégie de clivage gauche-droite qui avait été celle du PS, contre Bayrou, dans la campagne du 1er tour. Il s'est assuré le ralliement des députés UDF sans ouvrir son discours au centre. Du coup, il a fixé les électeurs Bayrou dans leurs origines et mis Bayrou dans une situation difficile dont il aura beaucoup de mal de se sortir avant les législatives.

        mercredi 2 mai 2007

        Diabolisations

        Ecoutez-les, les héritiers de mai 68 qui cultivent la repentance, qui font l’apologie du communautarisme, qui dénigrent l’identité nationale, qui attisent la haine de la famille, de la société, de l’Etat, de la nation, de la République.
        Dans cette élection il s’agit de savoir si l’héritage de mai 68 doit être perpétué ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes.
        Commentaire d'Henry Rousso (Mai 68 ou l'ennemi imaginaire / Annette Willard dans Libération de ce matin):
        «On utilise un argument du type des discours contre-révolutionnaires au XIXe siècle, qui consistaient à voir dans un événement historique révolutionnaire ­ qu'on qualifie de maléfique ­ les causes d'un supposé déclin français» , rappelle l'historien Henry Rousso, ancien directeur de l'Institut d'histoire du temps présent. «Mais ici le discours se réfère à la culture, donc il est vague et extrêmement difficile à déterminer. C'est la différence entre le discours conservateur, qui réhabilite les valeurs traditionnelles de la famille et du travail, valeurs dont se réclame aussi Ségolène Royal, et le discours réactionnaire, qui prétend que la perte de ces valeurs vient d'une configuration historique. C'est un argument fantasmagorique, qui ne tient pas sur le plan historique. D'abord, Mai 68 n'est pas une césure majeure dans l'histoire du monde­ si on la compare avec la chute du mur de Berlin en 1989. Et faire de 68 la cause unique de toutes les valeurs dominantes aujourd'hui est une absurdité.»
        «Aucun sens». En tout cas, le but est simple : «J'ai voulu rendre à la droite républicaine sa fierté [...], qu'elle cesse d'avoir honte d'être à droite», explique Sarkozy lui-même (dans le discours de Tours, le 10 avril). Et pour cela, il a trouvé un bouc émissaire. «Sur le plan historique, cette configuration de 68 n'a aucun sens , reprend Henry Rousso. Sarkozy veut marteler cette idée qu'il y a une culture de droite ­ qui existe, mais il veut la définir en érigeant un ennemi imaginaire. Il reproche à Ségolène Royal et à la gauche de le diaboliser, mais c'est ce qu'il fait : il érige Mai 68 en une sorte de figure du diable... absolument indéfinissable.» [Gras de mon fait.]
        [Je complète et modifie ici un billet d'hier intitulé "diabolos", dont le titre était un peu (trop) allusif. Il m'était venu à la suite d'un échange en commentaires sur "Liberté des médias" où CJ voyait Nicolas Sarkozy un "séisme symbolique", à quoi j'opposais comme exemple de novation symbolique le dialogue de la veille entre Ségolène Royal et François Bayrou. Après coup, comme je relisais le discours de Bercy, sensible à son effet violemment diviseur, je me suis souvenu de l'étymologie du mot "diable"(Wikipedia: "Diable provient du grec diabolos (de diabolein = séparer) qui signifie calomniateur qui est l'inverse du grec symbolon : rapprochement."), ce qui collait assez bien avec notre échange. Bien sûr, étymologie n'est pas raison, mais je dirais volontiers que, selon l'étymologie, le débat de samedi était une avancée "symbolique" et le discours de Bercy un séisme "diabolique", enfin... une tentative.]

        Jean-Marie et Nicolas: un beau lapsus de Sarkozy

        Ce matin, sur France-Inter, par deux fois Nicolas Sarkozy appelle Nicolas Demorand "Jean-Marie". Pas mal!

        Ecouter [MP3]:


        Va-t-il nous en sortir un aussi beau ce soir?

        mardi 1 mai 2007

        La République des retraités ?

        Un sondage IFOP [pdf] du 27 avril sur les intentions de vote au 2d tour donne un résultat assez stupéfiant: Ségolène Royal est majoritaire dans toutes les tranches d'âge sauf chez les plus de 65 ans mais sur cette tranche d'âge, le poids du choix Sarkozy (75%/25%) est tel qu'il renverse le choix de toutes les autres tranches d'âge. A propos de la crise du CPE on a beaucoup parlé de fracture générationnelle mais on imaginait par là plutôt un divorce entre les quinquagénaires qui "occupent les places" (les soixante-huitards) et les vingt- trentenaires qui voient leur route bouchée, j'ai même lu hier une analyse du discours anti-68 de NS dimanche comme une expression de cette opposition. Le sondage Ifop semble indiquer une fracture générationnelle d'un autre type, déplacée vers le haut.

        Le discours de revanche, camp contre camp, entonné par le candidat de la droite et probable chef de l'Etat, rend cauchemardesque cette réalité qui pourrait autrement n'être que préoccupante. Lorsqu'on se souvient combien la mythologie de mai 68 a habité le mouvement anti-CPE de l'année dernière (ce que j'avais trouvé regrettable), il est significatif que ce soit la manipulation de cette même mythologie, mais en sens inverse, dans celui de la réaction, qui ait été utilisée par NS et cela dessine l'image d'une France clivée entre les jeunes et les actifs, d'un côté, les vieux de l'autre, retraités et rentiers, plébiscitant un gouvernement de retour à l'ordre et de restauration de l'autorité.

        Les chiffres du sondage Ifop:


        (via Laurent Bervas, sur AgoraVox, à qui j'emprunte l'image.)

        (Je me souviens d'une émission de télévision en février où je trouvais NS assez bon sur les questions fiscales, pragmatique, etc., et puis il a sorti une tirade pour justifier la suppression (ou la réduction, je ne sais plus) de l'impôt sur les successions: "quand on a travaillé toute sa vie...", fini les arguments pragmatiques, économiques, et je me suis dit, voilà, on retombe dans l'idéologie et dans le clientélisme purs. Le sondage Ifop donne une dimension pathétique à cette manoeuvre.)

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        dimanche 29 avril 2007

        Libertés des médias

        Ce matin, Max Gallo se gausse de la phrase de François Bayrou: "Je n'en ai pas de preuve mais j'en ai la certitude." La phrase pourtant n'a rien d'absurde, et suppose que François Bayrou a eu des éléments positifs qui font preuve pour lui mais qu'il ne peut pas produire, comme une confidence qui ne serait pas assumée publiquement. Faute de quoi, ce qu'implique la déclaration du directeur général délégué de la chaîne, la déclaration de FB serait soit mensongère, soit relèverait d'une confusion entre conviction et certitude, étonnante de la part de quelqu'un qui nous a habitués à un usage scrupuleux de la langue française.

        En tous cas, la phrase, comme l'insinuation faite par Ségolène Royale à propos de l'annulation du débat devant la PQR, a été maladroite: elles permettent des réponses outragées des responsables de médias mis en cause alors que, me semble-t-il, les témoignages assumés - et non plus des confidences - ne manquent pas de la propension de Nicolas Sarkozy à intimider les médias.

        Cette propension - qui n'exclut pas le passage à l'acte (Alain Genestar, Joseph Macé-Scaron...) - semble bien connue du milieu journalistique, ce qui amènerait à penser que dans la plupart des cas la menace n'a plus besoin d'être explicite (il suffit, comme le dit Plantu, que son objet soit un peu "pétochard"). La menace la plus efficace, n'est-elle pas muette, intériorisée et devancée? (Voir aussi les commentaires sur mon billet "Mensonge?".)

        A ce propos, j'ai trouvé ça, ce matin:

        [Big Bang Blog] - Et maintenant, le débat Samizdat

        L’autre jour, on parlait des médias russes, avec Youlia Kapustina, et de la manière dont ils se sont poutinisés, après leur intermède de liberté, sous Eltsine. Elle me disait qu’il n’y a jamais eu, ou très peu, d’interdiction pure et simple. Il y a toujours des raisons, techniques ou juridiques, pour lesquelles on ne peut pas dire ceci, ou cela. De très bonnes raisons, imparables, comme toujours les raisons techniques et juridiques. Et la Russie poutinienne regorge d’excellents techniciens, et de fins juristes.
        A qui dirait que le parallèle est abusif, que la Russie n'est pas la France et que ça n'a rien à voir, je répondrais que j'ai cru pouvoir me rendre compte que, pour des raisons structurelles plus que culturelles, la situation post-soviétique n'est pas si radicalement éloignée qu'il semble de la situation française (et que si je n'en ai pas la preuve j'en ai la certitude). Mais je conviendrais que la comparaison de Daniel Schneiderman est grossièrement éxagérée: après tout, on ne tue pas les journalistes en France.

        Dernière minute: j'avais loupé ça:

        Alberto Toscano, correspondant de l'hebdomadaire italien «Panorama» à Libération hier:
        Pas plus tard que ce matin, un journaliste de la télé m'a dit qu'il avait fait l'objet d'une mise en garde de l'entourage de Sarkozy, à propos du débat Bayrou-Royal. Je lui ai demandé si je pouvais rapporter cette information en citant son nom. Il m'a répondu : "N'écris rien... Je ne veux pas être cité."

        samedi 28 avril 2007

        TVA & IS, une petite leçon de droit européen par maître Eolas

        Pour ceux qui ne l'auraient pas encore vue:
        Maître Eolas explique clairement que NS dit n'importe quoi. A la suite de quoi, première remarque conclusive:
        Encore une fois, on retombe dans l'antienne "l'Europe, bureaucratie incompréhensible qui entrave l'essor économique de la France" qui est l'excuse préférée des gouvernements français pour justifier leurs échecs et leurs promesses non tenues. De la part de quelqu'un qui, par les fonctions qu'il a exercées, ne peut ignorer ce qu'il en est, ce mensonge conscient est de la démagogie.
        De plus, le Président de la République est garant du respect des Traités (article 3 de la Constitution). Or la TVA au niveau de l'Europe, ça vient d'un traité, et pas le moindre. Que le possible futur président feigne de ne pas comprendre ce traité a de quoi laisser circonspect.
        C'est bien dit, j'ai cependant un doute quant au "mensonge conscient". Je me souviens de la bourditude Al-Qaïda, de la part de quelqu'un qui a été bien plus longtemps à l'Intérieur et aux Cultes qu'aux Finances (et j'ai entendu/lu à droite et à gauche qu'il n'avait pas pris excessivement au sérieux ce ministère qui servait peu son cursus honorum), ce n'était pas moins aterrant que cette incompréhension du droit européen et ça ressemblait bien à une ignorance réelle (et d'ailleurs on ne voit pas à quoi lui aurait servi de la feindre).

        Quant à la seconde remarque conclusive, bien frappée elle aussi, vous la lirez dans le billet original.

        vendredi 27 avril 2007

        Mensonge ?

        Sur TF1, Ségolène Royal, choisit de persister dans le mensonge et la calomnie:
        Lors de sa participation ce soir sur TF1 à l’émission « Face à la Une », Ségolène Royal a choisi de réitérer le mensonge qu’elle avait déjà proféré hier sur France 2. Elle a de nouveau prétendu que contrairement à Nicolas Sarkozy, elle ne serait pas allée «s’excuser auprès du président Bush de la position de la France par rapport au refus d’envoyer nos troupes en Irak».
        Washington Post, Wednesday, September 13, 2006:
        Sarkozy also appeared to attack French President Jacques Chirac and Prime Minister Dominique de Villepin for their dramatic confrontation -- what he called "sterile grandiloquence" -- with the Bush administration over Iraq. "It's not appropriate to try and embarrass one's allies or give the impression of gloating over their difficulties," he said.
        (Note personnelle: à l'époque, j'avais apprécié le discours de Villepin d'une manière assez analogue à celle de NS ("grandiloquence stérile", c'est assez bien vu). Le dire alors en France est une chose, aller le dire à la Maison Blanche au déplorable président américain en est une autre.)

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        mardi 17 avril 2007

        "être à l'écoute de tout, et si possible savoir tout"

        (... enfin, pas forcément tout!)


        Petite histoire de l'instauration en 3 temps d'un état policier numérique à la française (sur Odebi):


        • 2001 (dans la lancée du 11 septembre, // Patriot Act): Loi sur la Sécurité Quotidienne
        • 2003: Loi Pour le Sécurité Intérieure et amendement Estrosi
        • 2005: loi de Lutte Contre le Terrorisme
        En l'état, la LCT place donc tous les internautes français sous techno-surveillance policière constante, les considérant de ce fait tous comme des suspects, écarte totalement et volontairement le rôle du juge constitutionnellement gardien des libertés, et instaure sans aucune ambigüité un état policier numérique.

        Pour un panorama plus large:

        Libertés sur internet : Bilan du quinquennat et questions aux candidats:
        • économie numérique (LCEN),
        • informatique et libertés (LIL),
        • contre le terrorisme (LCT),
        • droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information (DADVSI),
        • et prévention de la délinquance (LPD) [dont les mesures prétenduement "anti-slapping"],
        • Une commission nationale de déontologie (CND) du net devrait de plus être créée par décret,
        • et le ministère de la culture souhaite imposer des “labels presse” aux sites d’information.
        En gros: renforcement du pouvoir de contrôle de l'exécutif, neutralisation du contrôle judiciaire, criminalisation du contrôle citoyen.

        “Aux français qui se demandent comment éviter Big Brother, nous devons dire la vérité : nous sommes déjà dans une société Big Brother. La seule question qui tienne encore aujourd’hui, c’est savoir comment on va vivre avec." ALEX Türk, Président de la CNIL

        Ben voyons. Mais il vrai que Big Brother, "ce n'est pas l'Etat, ce n'est pas le pouvoir, ce ne sont pas les politiques, ... " c'est l'internet.

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        MàJ: Bilans de la Ligue des Droits de l'Homme:

        - Bilan d'une législature xénophobe : cinq années de chasse aux étrangers
        - Bilan d'une législature sécuritaire : cinq années de recul de nos libertés

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