mardi 23 juin 2009

Ustad Ali Akbar Khan



Le grand Ali Akbar Khan est mort jeudi dernier à l'âge de 87 ans. Je ne l'ai appris qu'hier via le compte Facebook de Nihar. Les morceaux d'AAK étaient parmi les plus joués de mon iTunes, son rag Bageswari Kanada comme, plus léger, le disque qu'il avait enregistré avec la chanteuse Asha Bhosle, "Legacy".

AAK était le fils d'une légende de la musique indienne, Ustad Allauddin Khan, mort à 110 ans, qui a formé une pléiade de stars de la musique classique hindoustanie, comme on le voit sur cet extrait de documentaire qui lui est consacré:

vendredi 19 juin 2009

Sophie Ashraf: The Burkha Rapper by Ruhani Kaur (pour contribuer au débat)

"C'est comme lorsque vous aimez vraiment un groupe, vous mettez un T-shirt du groupe, et bien nous aimons vraiment, vraiment l'islam, alors nous mettons la burqa (...) Il y a une ligne dans le Coran qui dit: "A vous votre religion, et à moi la mienne". Et ainsi ils me laissent m'exprimer comme je le veux. Les gens ont tendance à penser que quelqu'un qui essaie d'être différent et quelqu'un qui viole les règles sont le même. Moi je travaille à l'intérieur des règles mais je trouve des petites ouvertures, des brèches qui me permettent de faire mon truc. Il y a ce dessin animé japonais appelé La Mélancolie d'Haruhi Suzumiya dans lequel le monde tout entier a été fait pour l'amuser, elle, le personnage principal. Parfois j'ai le sentiment que le monde a été créé juste pour m'amuser. Parce que les choses, mashaallah, vont toujours dans le bon sens."



"Its like when you really like a band, you wear T-shirts of that band, Well we really, really like Islam, so we wear the burkha.  (...) There is a line in the quran that says, “To you, your religion, and to me mine”. And so they are letting me express myself the way I want to. People tend to think that someone who tries to be different and someone who breaks the rules are the same. I work within the rules, but I find those little loopholes that allow me to do my thing. There is this cool anime (Japenese animation) called The Melancholy of Haruhi Suzumiya in which the entire world is made just to amuse her, the main character. Sometimes i feel the world is created just to amuse me. Because things, mashaallah always go right."

Blind Boys » Archive » Sophie Ashraf: The Burkha Rapper by Ruhani Kaur

Sur YouTube:

dimanche 14 juin 2009

Tehran Streets


Tehran Streets
Originally uploaded by mousavi1388

“They didn’t rig the vote,” claimed the man, who showed his ministry identification card but pleaded not to be named. “They didn’t even look at the vote. They just wrote the name and put the number in front of it.” (NYT)

Protests in Tehran after election - Riot police caught by crowd

Je reste dans l'incertitude quant à la réalité de la fraude dénoncée par les partisans de Mousavi. Il me semble cependant que ce qui se passe à Tehran ne témoigne pas de la dépression de qui se serait surestimé (cf. Modem :-().

mercredi 3 juin 2009

Paris, pour 2 jours



... et 42 copies à corriger!

J'aime le début de Chicago-Ballade

J'aime le début de "Chicago-Ballade"de Hans Magnus Enzensberger, que j'emporte pour lire dans l'avion.
Des Cadillac noires, lourdement blindées, s'arrêtent devant le restaurent de luxe situé en face de l'hôtel de ville où les assassins offrent un banquet en l'honneur du conseil municipal. Au troisième toast, l'avocat général accepte de la main d'un monsieur mal rasé une montre de gousset en or. Elle est enveloppée dans un chèque.
Et j'aime (beaucoup) les petits livres d'Alia, où est publié cet extrait de "Politik und Verbrechen" parce qu'ils tiennent dans la poche d'une veste, à peine plus gros qu'un passeport, et qu'ils sont imprimés sur un beau papier crême, en cahiers et non thermocollés, qu'ils sont en somme de parfaits compagnons de (petits) voyages.

mardi 2 juin 2009

Al Capone

I am a spook, born of a million minds, disait cet homme à la fin de sa carrière. Cette parole trahit une intelligence extraordinaire. (...) Capone est une figure qui appartient à l'histoire mas aussi au rêve. Il est le produit de l'imagination collective et, dans ce sens, un fantôme...
(Hans-Magnus Enzensberger, "Chicago-Ballade", in Politik und Verbrechen, 1964; trad. Lily Jumel)


En Italie, le président du Sénat veut réduire l'écrivain Antonio Tabucchi au silence

En Italie, le président du Sénat veut réduire l'écrivain Antonio Tabucchi au silence.

Interview d'Antonio Tabucchi par Sylvain Bourmeau pour Mediapart:

Quelques formules de Simone Weil en guise d'antidote

Comme noté plus tôt, je suis frappé par la claire simplicité des formules de Simone Weil que je découvre par le biais de pages de citations trouvées sur le web (en sorte que ce que je dépose ici est un florilège de florilège). En particulier je trouve sur Wikiquote un choix de citations politiques et parmi celles-ci quelques fortes vérités sans la conscience desquelles un engagement politique qui se voudrait juste ne peut qu'errer.

Ce sont précisément de ces vérités que l'offensive gramscienne de la droite nationaliste actuelle tente de disqualifier, de ringardiser, comme expression d'un politiquement correct, d'une culture de la repentance, voire d'un masochisme national:

"L'hitlérisme consiste dans l'application par l'Allemagne au continent européen, et plus généralement aux pays de race blanche, des méthodes de la conquête et de la domination coloniales."

"On prétend que Napoléon a propagé, les armes à la main, les idées de liberté et d'égalité de la Révolution française ; mais ce qu'il a principalement propagé, c'est l'idée de l'État centralisé, l'État comme source unique d'autorité et objet exclusif de dévouement ; l'État ainsi conçu, inventé pour ainsi dire par Richelieu, conduit à un point plus haut de perfection par Louis XIV, à un point plus haut encore par la Révolution, puis par Napoléon, a trouvé aujourd'hui sa forme suprême en Allemagne. Il nous fait à présent horreur, et cette horreur est juste ; n'oublions pas pourtant qu'il est venu de chez nous."

Mais il y en a aussi pour la gauche:

"Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu."

comme pour l'Eglise:

"L'Église commet un abus de pouvoir quand elle prétend contraindre l'amour et l'intelligence à prendre son langage pour norme."

(Simone Weil, quelques citations politiques sur Cercamon., avec indication des sources.)

lundi 1 juin 2009

2 "fausses pubs" de Cécile Roland

... ma talentueuse nièce:



Ce sont deux propositions pour des concours. Si ça vous plaît, visiteuse ou visiteur, vous pouvez aller voir ces clips dans de meilleures conditions sur leur site et voter pour eux:
- Blossoming Hibiscus
- Translation

Source : fr.eyeka.com

Découvertes tardives

Je découvre, tardivement, Michel Zink à écouter, par petits bouts, le soir avant de m'endormir la plupart du temps, ses conférences du collège de France sur le Graal. Je m'imaginais que ce serait une plongée érudite dans l'univers lointain et exotique du moyen-âge littéraire (où j'aime me promener de temps en temps, voire m'égarer) mais c'est autre chose que je trouve, une réflexion sur la mystique et son paradoxe. La question que se pose MZ est: "Comment se fait-il que les chevaliers du Graal se mettent en quête de celui-ci à partir du moment et seulement à partir du moment où ils l'ont déjà rencontré?" où il retrouve l'écho d'une aporie plus générale: "Tu ne Me chercherais pas si tu ne M'avais déjà trouvé."

Et par l'intermédiaire de Michel Zink, je découvre, plus tardivement encore, parce que souventes fois rencontrée mais à chaque fois négligée, Simone Weil. Ce que je percevais chez elle de dolorisme, voire de masochisme, m'avait à chaque fois repoussé. A la citer longuement dans sa seconde conférence, MZ m'oblige à l'écouter puis à me renseigner plus précisément et ce que je découvre, pour l'instant par des pages de citations sur le web, me fiche un coup: l'intelligence, la justesse et la simplicité, l'actualité de ce que je lis, aussi de voir exprimer clairement des pensées qui en moi insistent depuis longtemps mais sous des formes confuses.

Seuls les enfants savent lire

"Au fond, j’avais beau ne rien comprendre, je comprenais tout. C’est ainsi que les enfants lisent. Ils comprennent sans savoir qu’ils comprennent. Ils ont raison. Le lecteur doit accepter d’être dupe de ce qu’il lit, et non jouer au plus malin." (Michel Zink, Seuls les enfants savent lire, 2009)

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