dimanche 26 mars 2006

Afghan Court Drops Case Against Christian

L'actualité m'a rattrapé: j'ai à peine fini de poster sur l'affaire Abdul Rahman et d'envoyer à mes correspondants un message pour les orienter vers la pétition américaine que m'arrivait par Technorati la nouvelle de la libération prochaine probable du converti afghan:

ABC News: Afghan Court Drops Case Against Christian:
"KABUL, Afghanistan Mar 26, 2006 (AP)— An Afghan court on Sunday dismissed a case against a man who converted from Islam to Christianity because of a lack of evidence, and he will be released soon, an official said."

On ne peut que se réjouir de la nouvelle, cependant le fond de la question n'est pas réglé, comme dit sur Midtopia: "Humanity triumphs, but justice hedges".

Ce que j'ai trouvé remarquable dans cette affaire, c'est la discrétion des médias français (tous supports). Alors que la question de la compatibilité de l'Islam avec la démocratie et les droits de l'homme semble passionner notre pays lorsqu'il s'agit de légiférer sur la tenue des jeunes filles ou d'ériger le droit à l'insulte en cause nationale, les cas graves où la question de la compatibilité de l'Islam se pose, que ce soit la question de l'apostasie, celle de la liberté de l'enseignement (affaire de l'INALCO) ou de la recherche scientifique (écouter les conférences de Manfred Kropp sur France-Culture le mois dernier - p et sq.) ou le sort de ce qu'Alain Finkielkraut appelle les "Thomas Mann du monde musulman" mobilisent peu et sont réduits au rôle d'arguments. Serait-ce qu'ils servent peu notre narcissisme dépressif national trop occupé à se contempler au miroir du modèle français de la laïcité?

Mise à jour: transfert des autres posts sur l'affaire "Abdul Rahman" en notes:
- Petition for Abdul Rahman, Citizen of Afghanistan
- The Council on American-Islamic Relations calls for release of Abdul Rahman
- Afghan Christian Convert Arrives in Italy After Asylum Offer - New York Times

[via]
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mardi 21 mars 2006

The Wisdom of Crowds - Wikipedia, the free encyclopedia

The Wisdom of Crowds - Wikipedia, the free encyclopedia: "The Wisdom of Crowds: Why the Many Are Smarter Than the Few and How Collective Wisdom Shapes Business, Economies, Societies and Nations, first published in 2004, is a book written by James Surowiecki about the aggregation of information in groups, resulting in decisions that, he argues, are often better than could have been made by any single member of the group. The book presents numerous case studies and anecdotes to illustrate its argument, and touches on several fields, primarily economics and psychology.

The opening anecdote relates Francis Galton's surprise that the crowd at a county fair accurately guessed the weight of an ox when their individual guesses were averaged (the average was closer to the ox's true weight than the estimates of most crowd members, and also closer than any of the separate estimates made by cattle experts)."

mercredi 1 mars 2006

Nietzsche, le nihilisme, la musique

Je cherche dans Nietzsche (et trouve - post à venir) de quoi éclairer mon scepticisme quant à l'affirmation de Jean-Pierre Faye (Le Piège, p. 124) qu'il y aurait chez lui (N.), dans le fragment du 10 juin 1887, la réfutation précise du Nietzsche heideggerien. Parce qu'il me semble à moi que le tournant anti-métaphysique causé chez Heidegger par la mise en cause du recteur Krieck (cf. post récent) se fait sur fond de nietzschéisme: l'interpellation du recteur K. se fait au nom d'un nietzschéisme implicite et la réponse de Heidegger est de se faire, quant à la métaphysique, plus nietzschéen que Nietzsche (faisant de celui-ci le dernier métaphysicien). Que ces nietzschéismes soient trahisons de Nietzsche lui-même, cela va sans dire, c'est vrai de tout nietzschéisme.

Ce qui me frappe à nouveau, à me remettre à lire dans Nietzsche après un assez long intervalle, c'est combien cette pensée est héroïque, admirable, nécessaire et combien elle est dangereuse dès qu'on est tenté de l'arrêter, en d'autres termes que N. est un maître dans la pratique de la pensée et qu'il ne doit jamais l'être dans la théorie, qu'il ne faut jamais faire de N. une autorité. Il est toujours possible de trouver dans le foisonnement de la pensée et des écrits de Nietzsche de quoi soutenir une position et son inverse.

Ainsi trouvé-je ce fragment que je ne peux m'empêcher de copier ici avec malice pour mettre un contrepoint à l'émission de l'autre jour où Clément Rosset (A voie nue, descendre sur le résumé de l'émission de vendredi) se revendiquait du grand moustachu pour faire l'éloge de la musique comme moment de l'assomption joyeuse du tragique indépassable de la réalité:

"La musique et ses dangers, - sa griserie, son art de susciter des états chrétiens, et surtout ce mélange de sensualité transposée et de frénésie de prière (François d'Assise) - va la main dans la main avec l'impureté de l'intellect et l'exaltation du coeur: brise la volonté, surexcite la sensibilité, les musiciens sont lubriques." (Gallimard, Mp XVII 3b, 7 [65,5], t. XII, p. 309, sans doute écrit à Nice)

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