vendredi 29 octobre 2004

Turkmenistan: album webshot (précision)

Pour compléter ce maigre album, je me suis permis d'ajouter deux (remarquables) photographies prises par Franck Blanc (9600 & 9628).

lundi 25 octobre 2004

Turkmenistan: album webshot

Beaucoup plus de photos prises à Istanbul qu'à Ashgabat. Un petit album cependant, pour l'ambiance. La fontaine géante que je vois de ma chambre est à la place d'un petit bâtiment néo-classique, très russe, le théâtre Pouchkine, je crois. Il était encore debout l'année dernière, en avril il n'y avait plus à sa place que des gravats et cette fois-ci, cette fontaine. Quant à la dernière photo, c'est le journal de l'Internet sur la télévision turkmène.

dimanche 17 octobre 2004

Turkménistan

Les invitations sont arrivées finalement. Donc, je pars, tout à l'heure, inch'Allah, pour revenir le 25. Si les connexions internet sont aussi bonnes que nous le rêvons, je tâcherais de poster d'Asie Centrale.

dimanche 10 octobre 2004

Turkménistan: archéologie (Nisa)

Si tout va bien (nous n'avons toujours pas reçu nos invitations officielles), je retourne au Turkménistan la semaine prochaine. La dernière fois, en avril, j'ai enfin pu voir les fouilles de Nisa, l'ancienne capitale des Parthes, dans la lumière du jour. Lors de notre première visite, en septembre 2003, le professeur Hanmuradov nous avait longuement présenté le site et son histoire depuis une plateforme juchée sur les restes des remparts qui fait l'entrée du site archéologique, à bonne distance des fouilles. Lorsqu'il a eu fini et que nous pûmes aller jeter un oeil aux fouilles, il faisait à peu près nuit.

photo Franck Blanc


Au retour je me suis consolé en trouvant les pages des fouilles turinoises de Nisa, sur le site Parthia.com, magnifiquement pourvues de photographies haute définition, bien meilleures que celles que j'avais pu faire et celles que nous avons faites, Franck Blanc et moi, en avril dernier.

Les campagnes de fouilles sont documentées chaque année, de 2000 à 2004. Et l'on voit comment l'équipe de Carlo Lippolis fait progressivement surgir la ville.

Turkménistan: archéologie (Karakum)

Hier soir sur Arte, un documentaire sur une mission archéologique dans le Karakum: "Les secrets du Karakoum" (laquelle faisait suite à une première émission la semaine dernière, que je n'ai malheureusement pas vue - fiche programme).

Le professeur Gabriele Rossi-Osmida, du Centro Studi Ricerche Ligabue, de Venise, fouille le site d'Adji Kui, un site de l'âge du bronze (- 3000) dans le désert du Karakum, au Turkménistan, dans la région de Mary ou Merw, dans le sud-est du pays, ce qui s'appelait la Margiane. Ce qui est frustrant dans ces documentaires, c'est qu'on passe directement de la macroscopie au panoramique, du suivi des gestes concrets aux hypothèses explicatives les plus audacieuses et qui, faute d'explications ou de démonstartions intermédiaires, paraissent arbitraires.
Les résultats acquis par le prof. Rossi-Osmida seraient les suivants:
- transformation de motifs de statuettes de déesses mères en statuettes masculines, de dieu mâle, qui témoigneraient de la transfomation de la société matriarcale en société patriarcale,
- représentation sur une série de sceaux des épisodes de la légende d'Etana, mise, plus tard, par écrit, en Mésopotamie, qui témoigneraient de l'interprétation mythique de la révolution patriarcale (note).

Dans le documentaire, l'argumentation du second point se basait sur toute une série de reproductions des sceaux trouvés sur le site. Malheureusement, les dessins faits directement depuis les objets passaient très vite à l'écran et ne se retrouvent pas sur le site (assez pauvre) de l'expédition.
Pour moi, cependant, la découverte la plus secouante, c'est celle de cette culture de Margiane, à mi-chemin entre la Mésopotamie et l'Indus, juste au milieu, et appartenant à la même sphère culturelle que la première. Jusque là je croyais que les contacts entre la civilisation de Mohenjo-Daro et Sumer n'avaient pu se faire régulièrement que par la mer.
D'après Gabriele Rossi-Osmida, la culture des oasis du Karakum se serait éteinte vers - 2000 à cause de la concurrence des grandes cultures urbaines de Sumer et de l'Indus qui en auraient drainé les talents.
Voir dans le journal de butinage une récapitulation de liens.

jeudi 7 octobre 2004

Les 1001 nuits

Chez Meddeb, dimanche dernier (note), début d'une série sur les 1001 nuits. Il recevait Aboubakr Chraïbi, professeur à l'Inalco, co-éditeur de l'édition Garnier-Flammarion de la traduction de Galland.

Les textes fondateurs des 1001 nuits sont des manuscrits, ce ne sont pas des recueils de contes qu'on a entendu oralement et qu'on a enregistré par écrit. (...) On trouve aux origines premières des 1001 nuits un livre persan qui a été traduit en arabe. (...) Le livre persan s'appelait "1000 contes"...

Aboubakr Chraïbi anime, sur le web de l'Université de Tours mais il devrait migrer, un site sur les 10001 nuits.

On trouve sur le Wikipedia français, dans l'article sur Antoine Galland, une information synthétique sur la formation des 1001 nuits.

Ces contes proviennent donc essentiellement de trois grands fonds pincipaux, une source indo-persane à coloration hellénistique se situant entre les IIIe et VIIe siècles, un fond arabe datant de la période du pouvoir des califes de Bagdad entre les IXe et XIe siècles, enfin un fond populaire égyptien datant des XIIe et XIIIe siècles, ils ont continué à se transformer, par suppressions ou adjonctions continues, jusqu'au XVIe siècle, mais n'ont jamais fait partie de l'horizon officiel des lettres arabes.

Les divers ajouts de Galland proviennent de récits rapportés par Hanna Diab, un chrétien maronite originaire d'Alep que le voyageur Paul Lucas présenta à Galland, le 25 mars 1709. Hanna Diab conta à Galland quatorze histoires, dont sept figurent dans les Nuits.




L'article fait provenir le manuscrit Galland du Liban, d'où Antoine Galland l'aurait commandé. Je préfère la version d'Aboubakr Chraïbi selon qui Antoine Galland l'aurait trouvé au marché aux livres d'Istanbul. Cela me permet d'imaginer que je suis passé dans ce même endroit d'où est partie vers 1700 l'aventure européenne des 1001 nuits.

(Récapitulation de liens dans le journal de butinage.)

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