samedi 30 juin 2007

Pleine lune sur la Promenade...


Pleine lune sur la Promenade, première mise en ligne par cercamon.

hier soir, après le dîner équinoxial d'Ars Legendi.

mercredi 27 juin 2007

De la démocratie antique...

La république des livres » Blog Archive » Entre chouette et louve

Relisons Thucydide :”Nous ne ne jugeons pas qu’un citoyen qui ne s’occupe pas de politique est un citoyen tranquille mais un citoyen inutile” (...) Que manque-t-il aujourd’hui à nos démocraties ? Il manque de trouver les rouages qui feront que chacun pourra peser.”

(Maurice Sartre cité par Pierre Assouline)

lundi 25 juin 2007

Guy Môquet: les historiens sont des emmerdeurs!

versac: Confusion

Versac commente l'article du Monde qui replace la lettre de Guy Môquet dans son contexte historique ("fracassante tribune", écrit-il):
Je me vois, dans quelques années, avec ma fille, sortant de son premier jour de classe, ayant eu la lecture de cette drôle de lettre, et appelant à explication, version "dis papa", quel est le sens de cette lettre exaltée ? Je lui raconterai alors sans doute qu'un président a décidé au lendemain de son élection qu'on la lirait, comme un fait du prince, comme une forme d'édification des foules à l'héroïsme, mais qu'il s'est sans doute trompé.
(...)
Et je me demanderai pourquoi un seul homme peut décider ainsi d'une lecture faite à des millions de personnes, sans avant celà sonder avec un peu de profondeur les débats sur un mythe installé.

dimanche 24 juin 2007

Ultimes paroles / William Burroughs

remue.net : William Burroughs / Ultimes paroles

«3 avril 1997. Jeudi. Allen Ginsberg est en train de mourir d’un cancer du foie. "Environ deux ou trois mois", lui disent les médecins, et lui, dit : "Moins, à mon avis". Il dit : "Je pensais que je serais terrifié, au lieu de quoi je suis exalté". J’espère juste qu’il n’est pas submergé par des marques de tendresse étouffantes.
5 avril 1997. Samedi. Allen Ginsberg est mort (ce matin) ; paisible, sans douleur. Il avait raison. Quand les docteurs ont dit 2 à 4 mois, il a dit : "Moins, à mon avis".»

Durant ses dernières années, Burroughs vivait à Lawrence, Kansas, dans une rue calme. Ceux qui lui rendaient le plus souvent visite (James Grauerholz - son exécuteur testamentaire - qui signe la préface et les notes de ce volume, Tom Peschio, John Giorno, Jim MacCrary) trouvaient généralement un chat affalé près de la porte d’entrée. Ses journées étaient méthodiquement règlées. Il les passait à lire, à dormir, à recevoir. Prenait tous les matins sa méthadone et ne passait pas une nuit sans avoir, à portée de main, son fusil chargé sous les draps.

samedi 23 juin 2007

Dé-génération libérale / Eric De Armas

Qui a dit que tout était perdu ? (Libération)

Ma nièce a quitté Cuba à l’âge de neuf ans. C’était une petite fille intelligente, elle avait de l’humour et une sacrée personnalité qui charmait tout le monde, sans compter qu’elle était une excellente élève. Arrivés en Espagne, cherchant leur chemin dans ce nouveau pays, ses parents ne mesurèrent pas les ravages que la télévision allumée en permanence était en train de produire sur son cerveau qui se gorgeait comme une éponge, jusqu’au jour où elle sortit de la salle de bains maquillée et habillée comme une pétasse, le ventre à l’air, le nombril orné d’un piercing et d’un tatouage. Elle déclara qu’elle voulait abandonner l’école pour devenir danseuse à l’Operación Triunfo (l’équivalent espagnol de la Star Académie) et s’acheter une voiture. Aujourd’hui, elle travaille comme caissière dans un supermarché, gagne 600 euros par mois, est partie de la maison, a perdu sa voiture faute de pouvoir en rembourser le crédit. Elle n’a aucune ambition, elle traîne dans les rues, persuadée de vivre dans un vulgaire clip de MTV.

lundi 18 juin 2007

André Gunthert sur le "journalisme citoyen"

L’image parasite. Après le journalisme citoyen (Betapolitique)

Face à la croissance de l’utilisation des documents amateurs dans les contextes médiatiques, les professionnels insistent volontiers sur le critère qui fait tout le prix de leur activité : la validation de l’information. Mais la grille de lecture appliquée au contenu brut modifie les conditions de sa réception. Parce qu’il donne accès à la source primaire, le clic sur le lien hypertexte place l’internaute dans un rapport à l’événement qui est semblable à celui du journaliste. Alors que l’échange médiatique nous a habitué à une consommation passive de l’information, la découverte solitaire du document intégral confronte à un autre type d’appréciation, qui requiert de chacun l’effort d’évaluer le contenu consulté. Dans des contextes d’interprétation flottante, chacun peut se faire son opinion à sa guise. « Je vais revoir la vidéo », écrit ainsi un internaute en commentaire d’un billet de Daniel Schneidermann sur le Big Bang Blog pour préciser une interprétation.

IMG_1939.JPG
mise en ligne
par gunthert.
Voir aussi le compte-rendu que fait AG de son expérience de journalisme citoyen (après l'occupation de l'EHESS, au printemps dernier) sur HAL-SHSpdf].

[Extrait:
Le fait que le mouvement anti-CPE accédait à l’état d’un nouvel exemple de “journalisme citoyen” n’a pas été signalé par un éditorialiste français mais, dès le 24 mars, par le co-fondateur de Flickr, Stewart Butterfield, sur le blog de l’application. Dans un billet significativement intitulé “Eyes of the World”, le développeur identifiait non sans fierté cette nouvelle fonction de média du site, tout en reconnaissant que celui-ci n’avait jamais été imaginé à cette fin. Spontanément créée par les usagers de l’outil, cette pratique du canal va continuer à bousculer la circulation de l’information. Cela n’a pas été fait exprès. Simplement, nous en avions besoin.
(Premier compte-rendu ici.)

jeudi 14 juin 2007

censorship.jpg


censorship.jpg, originally uploaded by cercamon.

dimanche 10 juin 2007

Limoges 2007 sur Flickr


Quartier du château, originally uploaded by cercamon.

Elections? Oui, j'ai voté. Et vous?

vendredi 8 juin 2007

Gare de Limoges (Bénédictins)


Gare de Limoges (Bénédictins), originally uploaded by cercamon.

La grande mosquée de Limoges ;-)

mercredi 6 juin 2007

Métro de Rennes


DSC08222.JPG, originally uploaded by cercamon.

Aussi sur les distributeurs de la Banque de Bretagne...

mardi 5 juin 2007

Aztèques, Apaches, centralisation et réseau (Thierry Crouzet)

La revanche des Apaches

Les Apaches résistèrent aux envahisseurs pendant plus de deux siècles. Face aux armées centralisées, ils opposèrent des structures en réseau. Ils n’avaient pas de chefs mais des Nant’an. En langue apache, une phrase commençant par « Vous devez » n’existe même pas. Quand le Nant’an veut faire quelque chose, il le fait. Ceux qui l’aiment le suivent. Il guide par l’exemple et non en donnant des ordres. Le Nant’an n’a aucune position hiérarchique. Qu’un Nant’an vienne à mourir, un autre Nant’an apparaît naturellement.
Jusqu’au début du vingtième siècle les Apaches restèrent libres. Ce n’est qu’en 1914 qu’ils furent définitivement soumis. L’armée américaine offrit aux Nant’an du bétail. En conséquence, ils devinrent plus riches que les autres Apaches, qui furent ainsi assujettis en quelque sorte.

(Pour dialectiser un peu, sans le contester, le propos de Thierry Crouzet, en correspondance avec ma note sur Cercamon, je noterais que si les Apaches nous sont familiers comme personnages de westerns, les Aztèques nous ont laissé un rêve de civilisation, de fleurs et de sang, de jardins flottants sur des canaux de pierre et de guerriers habillés de plumes d'oiseaux-mouches, de cruauté et de beauté).

dimanche 3 juin 2007

Vivre pauvre, voter riche

Dans le modèle marxiste, le travailleur est invité à se défaire de la mentalité servile et autodépréciative qui lui interdit de comparer son sort à celui des riches pour revendiquer sans complexes le partage des richesses. En même temps, il s’identifie à ses semblables, salariés ou chômeurs, nationaux ou étrangers, envers qui il éprouve empathie et solidarité. Le génie du libéralisme a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, et il se compare à ceux qui partagent sa condition : l’immigré toucherait des allocs et pas lui, le chômeur ferait la grasse matinée alors que lui se lève à l’aube pour aller trimer...
Faiblesses de l’imaginaire de gauche : pourquoi les gens votent-ils à droite ? / Mona Chollet

Pour la VO: Living poor, voting rich; Republicans have persuaded many of the working poor to vote for tax breaks for billionaires /Nicholas Kristof (commenté ici, USA: GGGG (les valeurs)).

Voir aussi: 68 et 81...

samedi 2 juin 2007

Le chantier du tramway sur Borriglione



DSC02968, originally uploaded by cercamon.
Monsieur G avait un commerce de vente de journaux sur Borriglione, une entreprise plutôt prospère grâce à son sens du contact humain et de la communication. Hélas ! un accident de chantier (du tramway) l’oblige à quitter les lieux pour des raisons de sécurité. Indemnisations tardives, propositions de remplacements dérisoires, Monsieur G dégringole financièrement et se cloître chez lui de nombreux mois (les voisins inquiets appelleront d’ailleurs plusieurs fois les pompiers). Actuellement, il est sur le point d’être expulsé de son appartement et vit de petits boulots chez ses ex-collègues commerçants du quartier.

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