Mardi dernier Xavier Mauduit reçoit Pierre Serna[1], historien, qui vient de publier un choix des cahiers de doléances[2][3].: La Révolution dans son siècle (2/4): Vivre la Révolution.
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dimanche 20 octobre 2019
Révolution française et Gilets jaunes
Mardi dernier Xavier Mauduit reçoit Pierre Serna[1], historien, qui vient de publier un choix des cahiers de doléances[2][3].: La Révolution dans son siècle (2/4): Vivre la Révolution.
dimanche 6 octobre 2019
Macron, gauche et droite
N.: C’est un peu le problème aujourd’hui, l’élection d’E. Macron a tellement dynamité le PS et LR que toutes les balises idéologiques ont explosé. Qui sont les représentants légitimes (et reconnus) de la droite « traditionnelle » aujourd’hui ? Cela permet à toute le monde de s’appeler « la droite » et de récupérer des idées, même les plus nauséabondes...
lundi 30 septembre 2019
Sur le discours d’Eric Zemmour à la Convention de la droite
Je viens d’écouter le discours de Z. dans son intégralité, ça fait
froid dans le dos.
mardi 2 juin 2009
En Italie, le président du Sénat veut réduire l'écrivain Antonio Tabucchi au silence
En Italie, le président du Sénat veut réduire l'écrivain Antonio Tabucchi au silence.
Interview d'Antonio Tabucchi par Sylvain Bourmeau pour Mediapart:
Interview d'Antonio Tabucchi par Sylvain Bourmeau pour Mediapart:
Quelques formules de Simone Weil en guise d'antidote
Comme noté plus tôt, je suis frappé par la claire simplicité des formules de Simone Weil que je découvre par le biais de pages de citations trouvées sur le web (en sorte que ce que je dépose ici est un florilège de florilège). En particulier je trouve sur Wikiquote un choix de citations politiques et parmi celles-ci quelques fortes vérités sans la conscience desquelles un engagement politique qui se voudrait juste ne peut qu'errer.
Ce sont précisément de ces vérités que l'offensive gramscienne de la droite nationaliste actuelle tente de disqualifier, de ringardiser, comme expression d'un politiquement correct, d'une culture de la repentance, voire d'un masochisme national:
"L'hitlérisme consiste dans l'application par l'Allemagne au continent européen, et plus généralement aux pays de race blanche, des méthodes de la conquête et de la domination coloniales."
"On prétend que Napoléon a propagé, les armes à la main, les idées de liberté et d'égalité de la Révolution française ; mais ce qu'il a principalement propagé, c'est l'idée de l'État centralisé, l'État comme source unique d'autorité et objet exclusif de dévouement ; l'État ainsi conçu, inventé pour ainsi dire par Richelieu, conduit à un point plus haut de perfection par Louis XIV, à un point plus haut encore par la Révolution, puis par Napoléon, a trouvé aujourd'hui sa forme suprême en Allemagne. Il nous fait à présent horreur, et cette horreur est juste ; n'oublions pas pourtant qu'il est venu de chez nous."
Mais il y en a aussi pour la gauche:
"Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu."
comme pour l'Eglise:
"L'Église commet un abus de pouvoir quand elle prétend contraindre l'amour et l'intelligence à prendre son langage pour norme."
(Simone Weil, quelques citations politiques sur Cercamon., avec indication des sources.)
Ce sont précisément de ces vérités que l'offensive gramscienne de la droite nationaliste actuelle tente de disqualifier, de ringardiser, comme expression d'un politiquement correct, d'une culture de la repentance, voire d'un masochisme national:
"L'hitlérisme consiste dans l'application par l'Allemagne au continent européen, et plus généralement aux pays de race blanche, des méthodes de la conquête et de la domination coloniales."
"On prétend que Napoléon a propagé, les armes à la main, les idées de liberté et d'égalité de la Révolution française ; mais ce qu'il a principalement propagé, c'est l'idée de l'État centralisé, l'État comme source unique d'autorité et objet exclusif de dévouement ; l'État ainsi conçu, inventé pour ainsi dire par Richelieu, conduit à un point plus haut de perfection par Louis XIV, à un point plus haut encore par la Révolution, puis par Napoléon, a trouvé aujourd'hui sa forme suprême en Allemagne. Il nous fait à présent horreur, et cette horreur est juste ; n'oublions pas pourtant qu'il est venu de chez nous."
Mais il y en a aussi pour la gauche:
"Le mot de révolution est un mot pour lequel on tue, pour lequel on meurt, pour lequel on envoie les masses populaires à la mort, mais qui n'a aucun contenu."
comme pour l'Eglise:
"L'Église commet un abus de pouvoir quand elle prétend contraindre l'amour et l'intelligence à prendre son langage pour norme."
(Simone Weil, quelques citations politiques sur Cercamon., avec indication des sources.)
lundi 11 juin 2007
dimanche 3 juin 2007
Vivre pauvre, voter riche
Dans le modèle marxiste, le travailleur est invité à se défaire de la mentalité servile et autodépréciative qui lui interdit de comparer son sort à celui des riches pour revendiquer sans complexes le partage des richesses. En même temps, il s’identifie à ses semblables, salariés ou chômeurs, nationaux ou étrangers, envers qui il éprouve empathie et solidarité. Le génie du libéralisme a été de renverser ce schéma. Désormais, le travailleur s’identifie aux riches, et il se compare à ceux qui partagent sa condition : l’immigré toucherait des allocs et pas lui, le chômeur ferait la grasse matinée alors que lui se lève à l’aube pour aller trimer...Faiblesses de l’imaginaire de gauche : pourquoi les gens votent-ils à droite ? / Mona Chollet
Pour la VO: Living poor, voting rich; Republicans have persuaded many of the working poor to vote for tax breaks for billionaires /Nicholas Kristof (commenté ici, USA: GGGG (les valeurs)).
Voir aussi: 68 et 81...
dimanche 6 mai 2007
Blogage politique (expérience personnelle)
Fin, jeudi dernier, de congés qui ont été l'occasion d'une expérience de blogage politique intense (pour moi).
BILAN:
Fréquentation:
Avec une constatation intéressante: quand on s'y met avec un peu de constance, ça a des conséquences rapidement sensibles en termes de fréquentation.
On remarquera deux cornes (diaboliques?) sur la courbe. La première correspond à l'article du Monde signalant un de mes billets. La seconde, si elle suit un lien depuis le blogue de Versac, n'y semble pas liée et me reste un peu mystérieuse, elle correspond en particulier à un petit nombre de visites très longues et extensives (le pic est surtout de nombre de pages vues). On remarquera aussi que la courbe redescend dès jeudi, lorsque je recommence à travailler et que je cesse de poster (bon, c'est pas net à cause de la 3e petite corne qui vient de pousser tardivement aujourd'hui, due à un afflux soudain de requêtes vers le billet de 2004 "Turkménistan: archéologie (Karakum)" - ce qui arrive de temps en temps et, dans une moindre mesure de requêtes sur "La votation présidentielle vue de Suisse" - sorry people, fausse piste!).
Live-blogging:
J'ai fait un essai de live-blogging pendant le débat SR / FB, qui m'a valu le lien de Versac. J'ai renoncé à le faire pour le débat SR / NS et je le regrette (je viens de publier le brouillon du compte-rendu que j'ai essayé de faire après coup et que j'ai laissé tomber par ennui d'avoir à expliciter mon appréciation de la position de SR sur la Turquie).
Commentaires:
Parallèlement au postage à peu près quotidien je me suis pas mal agité dans les zones de commentaires, chez moi et ailleurs. En particulier:
Dérive:
Je regrette aussi de n'avoir pas plus posté sur la question des libertés numériques) et de m'être laissé prendre dans la dérive de la campagne de second tour que NS a menée de manière redoutablement admirable).
Scrupules:
Trois billets m'ont posé des problèmes que je pourrais dire "éthiques":
Le "jeune prof de droite" qui avait lié le billet sur la "botte" m'a accusé d'"auto-censure". Ce que j'assume. Se taire sur une vérité n'est pas mentir et je revendique le droit de déterminer la frontière entre la vigilance et la délation (avec un critère utile si pas suffisant: considérer si l'objet visé est ou non du côté du manche), je revendique aussi, dans une campagne électorale, le droit de ne pas publier des informations qui font argument contre mon choix sans m'en dissuader, il suffit que je les admette si on me les présente. Et puis de manière générale, l'"auto-censure" est le début de la civilisation (voir la discussion avec Baptiste).
Maintenant que la campagne, officielle ou sauvage, est pratiquement terminée, je republie les billets dépubliés.
Et le vote?
Le blogage n'aura été ces dernières semaines que la partie émergée d'un iceberg de gamberge. Si je me situe assez précisément sur une éventail politique, dont je relativise par ailleurs la pertinence, je ne suis pas un militant, à chacun des tours de cette élection je me suis trouvé en face d'une pluralité d'options possibles, comme par ailleurs mes interlocuteurs familiers peuvent défendre des positions très éloignées des miennes, d'un côté comme de l'autre, (et c'est précieux), ma gamberge, voire mon indécision, ont été très mobiles (moins pour le 2d tour que pour le 1er, je l'avoue). Dans ces conditions, il m'a été vital de me repérer des points de fixation concrets.
Ainsi pour ce second tour je vote:
Conclusions:
BILAN:
Fréquentation:
Avec une constatation intéressante: quand on s'y met avec un peu de constance, ça a des conséquences rapidement sensibles en termes de fréquentation.
Live-blogging:
J'ai fait un essai de live-blogging pendant le débat SR / FB, qui m'a valu le lien de Versac. J'ai renoncé à le faire pour le débat SR / NS et je le regrette (je viens de publier le brouillon du compte-rendu que j'ai essayé de faire après coup et que j'ai laissé tomber par ennui d'avoir à expliciter mon appréciation de la position de SR sur la Turquie).
Commentaires:
Parallèlement au postage à peu près quotidien je me suis pas mal agité dans les zones de commentaires, chez moi et ailleurs. En particulier:
- échange avec Christian sur "Liberté des médias"
- avec Baptiste sur "Libérer la parole?"
- avec Talia sur "Sarkozy déteste la Turquie"
- avec Christian sur "Mensonge?"
- un échange sur Agoravox
- deux échanges sur "Les indécis sont des cons...", l'un au moment de la publication (voir aussi), l'autre, plus bref, sur le blogue d'un "jeune prof de droite" (cf. infra).
Dérive:
Je regrette aussi de n'avoir pas plus posté sur la question des libertés numériques) et de m'être laissé prendre dans la dérive de la campagne de second tour que NS a menée de manière redoutablement admirable).
Scrupules:
Trois billets m'ont posé des problèmes que je pourrais dire "éthiques":
- celui par lequel j'avais relevé une bourde de Jean-Marie Cavada, le 22 mars, que j'ai dépublié le lendemain en m'en expliquant,
- celui sur la "botte" des Amis de Ségolène, le 20 avril, que j'ai dépublié vendredi soir, dans un mouvement d'humeur devant la mauvaise foi militante de qui l'utilisait,
- celui sur le lapsus de NS, le 3 mai, que j'ai failli dépublier pour des raisons analogues à celles que je donnais sur la bourde de Cavada - je ne l'ai pas fait parce que j'en ai un peu assez du tabou qui s'est peu à peu installé sur la constataion de la parenté entre NS et JMLP.
Le "jeune prof de droite" qui avait lié le billet sur la "botte" m'a accusé d'"auto-censure". Ce que j'assume. Se taire sur une vérité n'est pas mentir et je revendique le droit de déterminer la frontière entre la vigilance et la délation (avec un critère utile si pas suffisant: considérer si l'objet visé est ou non du côté du manche), je revendique aussi, dans une campagne électorale, le droit de ne pas publier des informations qui font argument contre mon choix sans m'en dissuader, il suffit que je les admette si on me les présente. Et puis de manière générale, l'"auto-censure" est le début de la civilisation (voir la discussion avec Baptiste).
Maintenant que la campagne, officielle ou sauvage, est pratiquement terminée, je republie les billets dépubliés.
Et le vote?
Le blogage n'aura été ces dernières semaines que la partie émergée d'un iceberg de gamberge. Si je me situe assez précisément sur une éventail politique, dont je relativise par ailleurs la pertinence, je ne suis pas un militant, à chacun des tours de cette élection je me suis trouvé en face d'une pluralité d'options possibles, comme par ailleurs mes interlocuteurs familiers peuvent défendre des positions très éloignées des miennes, d'un côté comme de l'autre, (et c'est précieux), ma gamberge, voire mon indécision, ont été très mobiles (moins pour le 2d tour que pour le 1er, je l'avoue). Dans ces conditions, il m'a été vital de me repérer des points de fixation concrets.
Ainsi pour ce second tour je vote:
- pour la ratification de la charte européenne des langues régionales,
- pour les libertés numériques,
- pour la poursuite du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE.
Conclusions:
Au total donc, chaque vote repose sur un pari qui n'est pas gagné : le pari qu'une Ségolène Royal élue pourra, et voudra, décentraliser la société française afin de la rendre réformable; le pari qu'un Sarkozy élu utilisera son pouvoir pour mener des réformes allant dans le bon sens. Chacun de ces paris, à mon humble avis, repose sur de faibles probabilités de succès. (éconoclaste)
Demain, ce ne sera pas un blanc-seing délivré à une personne. Les institutions, l'opposition, les forces politiques, les partenaires sociaux, les citoyens, les internautes et les media seront là pour continuer à faire valoir et transformer. Il faudra juste continuer. La vie ne s'arrête pas le six mai. (versac)
dimanche 17 décembre 2006
Pour une redéfinition de la social-démocratie?
Conseillé à l'instant par Yves Michaud à l'Esprit Public: Capitalisme ou démocratie ? L'alternative du 21ème siècle / Marc Fleurbaey (Grasset et Fasquelle):
Chômage, inégalités, précarité… Notre « modèle social » affiche de bien piètres performances. Faut-il alors en faire le dernier rempart contre les assauts du libéralisme qui, mondialisation aidant, préfigurent un monde plus compétitif et plus dur pour les perdants ? Ou faut-il, au contraire, rechercher une nouvelle articulation entre marché et Etat, entre concurrence et protection ? Observant les évolutions de long terme des sociétés modernes, l'auteur décèle un décalage frappant entre l'hégémonie croissante des valeurs démocratiques dans le discours ambiant, allant de pair avec les capacités d'autonomie accrue des citoyen(ne)s et la persistance de l'autoritarisme et des rapports inégaux dans la sphère économique. Ce décalage pourrait fournir la clef d'un scénario optimiste pour le futur. En effet, la logique démocratique a vocation à s'imposer dans tous les lieux où se prennent des décisions qui affectent l'économie et en particulier l'entreprise , qui pourrait fonctionner de façon à la fois plus équitable et plus efficace en organisant une meilleure prise en compte des intérêts de chacun. En allant au bout du raisonnement, on voit se profiler une nouvelle « sociale-démocratie », qui mériterait mieux son nom que l'ancienne. Alors que cette dernière instituait, sous l'égide d'organismes centraux, une protection sociale uniforme et, d'un certain point de vue, paternaliste, sans s'attaquer aux prérogatives des élites dirigeantes, la nouvelle social-démocratie apporterait plus de sécurité, d'autonomie et d'égalité en donnant à chacun les moyens de participer aux décisions qui le concerne. Le marché garderait sa place centrale dans les rouages économiques, en raison des vertus démocratiques de la décentralisaton. Néanmoins, la démocratisation de l'entreprise représenterait un réel progrès économique et social, et induirait un dépassement des rapports sociaux inégaux qui caractérisent le capitalisme. Cet après-capitalisme « démocratique » ressemblerait bien peu aux divers scénarios étatistes qui ont longtemps alimenté les espoirs de progrès social, mais une telle perspective semble mieux à même de répondre aux défis de notre époque.(Me rappelle 1981, après mai je me disais: "Ce qu'il faut partager, c'est le pouvoir, pas l'argent." Et puis j'ai vite déchanté, sans véritable surprise d'ailleurs, très vite l'"autogestion" et derrière ce mot toute stratégie de désenclavement du pouvoir a été disqualifiée, "ringardisée". Curieusement ou caractéristiquement, l'évolution s'est faite en parallèle au sein de la gauche de gouvernement, en France, et au sein de la culture du management. En écoutant Yves Michaud à l'instant, j'ai eu le sentiment d'un énorme gâchis, d'une énorme perte de temps: 25 ans, une génération.)
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