jeudi 19 avril 2007

La torpille Rocard / Zaki Laïdi (pour un social-libéralisme assumé)

Sur Telos, Zaki Laïdi propose une réfutation argumentée de la proposition de Michel Rocard. Le fond de l'argumentation est qu'une alliance forcée par les circonstances ne saurait remplacer le travail nécessaire au sein du parti socialiste. Travail dont l'horizon serait l'assomption, enfin, du social-libéralisme:
Certes, la gauche peut légitimement récuser l’étiquette sociale-libérale. Mais elle peut difficilement en combattre le contenu. Et de ce point de vue, il n’y a guère de raison de se laisser impressionner par la valeur des mots. Car jusqu’en 1989, la gauche refusait de se dire sociale-démocrate, ce qu’elle n’a d’ailleurs historiquement jamais été. Combien de temps lui faudra-t-il pour se dire sociale-libérale ?
[D'autres extraits sur le blog-notes.]

On peut n'être pas totalement convaincu par l'argumentation de ZL. Elle me semble en particulier sous-estimer singulièrement le poids idéologique de l'anti-libéralisme à la fois spécifiquement dans la gauche, où il trouve des appuis historiques et "identitaires" mais aussi plus largement dans l'ensemble de la société française (et à droite donc, d'où la confusion dans l'interprétion du non de mai 2005). Supposer que le PS puisse faire son aggiornamento (social-libéral) à froid et sans risque pour son unité, alors que ni mai 2002, ni mai 2005 n'ont suffi, est peut-être un peu optimiste. En tous cas, ça change des trop fréquentes invectives qui, du sein du PS, ont répondu à la propostion rocardienne.

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