samedi 14 avril 2007

Génétique et sexualité dans le NYT / errances de la communication anti-sarkoziste

Pas de Deux of Sexuality Is Written in the Genes / Nicholas Wade, New York Times du 10 avril:
En matière de désir, l'évolution laisse peu de place au hasard. Le comportement sexuel humain n'est pas une performance libre, selon les découvertes de biologistes, mais il est gouverné, à chaque étape, par des programmes génétiques.
Pas que je prenne le NYT pour vérité révélée mais juste pour suggérer que le scandale soulevé par les réponses de Nicolas Sarkozy à Michel Onfray - dont il faudrait relire l'article [extraits], estomaquant de sectarisme (self-righteousness suffisante plus exactement) - n'est peut-être pas un angle d'attaque très pertinent. Et plus précisément qu'à s'engouffrer sur le terrain des identités au lieu de combattre sur le terrain des faits - contrôle des médias, collusions, traitement de l'immigration, politique sécuritaire en trompe-l'oeil - réellement inquiétants la gauche a enfourché le mauvais cheval. Mais il se fait que le cheval identitaire permet de combattre Bayrou, et tant pis si au bout du compte on élargit la voie au projet busho-poutino-berlusconien (pour le dire vite) de Nicolas Sarkozy.

Sur une opération similaire (la rumeur), Daniel Schneidermann:

Je pense avec tristesse que Marianne a raté une occasion. Je pense que, s’ils avaient voulu donner à leurs lecteurs une bonne raison de ne pas voter Sarkozy, ils auraient mieux fait de publier le rapport de la CIMADE sur la régularisation des sans-papiers (à propos, vous l’avez lu ? Intégralement ? Il n’est pas trop tard). Un texte plus long que celui de Marianne, sans une injure, sans un gros mot, un texte qui nous attire et nous capture dans le silence de la réflexion et de la honte, plutôt que de nous faire rebondir, comme des balles de ping-pong affolées. Ne pas vouloir confier les clés de l’exécutif au ministre qui a créé cette situation-là, est une raison suffisante.

Voilà, au fond, ce que je reproche au dossier de Marianne. En privilégiant de mauvaises raisons de ne pas voter Sarkozy, ils laissent penser que les bonnes pourraient n’être pas suffisantes. Qu’un homme politique ait mauvais caractère, franchement, je m’en fiche. Un homme politique, c’est uniquement la somme de ses paroles publiques, et de ses actes. Et dans le cas qui nous occupe, il y en a largement assez pour faire bon poids, sans qu’il soit besoin d’aller chercher autre chose.

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