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samedi 12 mai 2007

Radicalisation

Le Monde.fr : Provocations policières

Ainsi, le soir du 6 mai, c'est la police qui paraît brutale, illustrant les nombreux témoignages de "bavures" recueillis depuis dix-huit mois dans le quartier. Les jeunes, comme les adultes, dénoncent notamment les contrôles d'identité à répétition et les interpellations rugueuses. D'autres font état d'insultes régulières, en particulier de la part des CRS.
Quelques mois plus tôt, c'était la police qui était victime de violences "gratuites" : pendant les émeutes de 2005, l'antenne de police du quartier avait été incendiée ; le 19 octobre 2006, un équipage était violemment agressé ; une semaine plus tard, un groupe de mineurs brûlait des voitures. Une illustration, sur le long terme, de la "double radicalisation" dont parlent les sociologues à propos des rapports entre jeunes et policiers dans les quartiers.

Le Monde.fr : Un policier manifestant : "Faut-il qu'on brûle des voitures ?"

Arrivé en 2006 dans le commissariat du 1er arrondissement, à la sortie de l'école des officiers, Walter estime que les policiers "sont de plus en plus mal perçus par la population".
"En Allemagne, ils construisent des commissariats en verre qui ne sont pas caillassés,
dit-il. En France, regardez ce qui s'est passé à la gare du Nord. Un travail normal de contrôle d'identité est perçu comme illégitime." Un policier l'interrompt, impatient. Il travaille à la police aux frontières et en veut aux journalistes. "Qu'est-ce qu'il faut faire pour que vous parliez de nos problèmes ? Qu'on brûle nous aussi des voitures ?"

jeudi 29 mars 2007

La campagne déraille gare du Nord / N. Domenach

Marianne

on voulait croire, ou faire croire, que Nicolas Sarkozy, l'ex-ministre de l'Intérieur, avait remporté au moins une victoire : il avait terrassé le sentiment d'insécurité. Sur ce point de la « com » au moins, son succès ne peut être contesté.

Mais l'arrivée de son successeur à Beauvau présentait le risque de dissiper brutalement le sortilège. Car le nouveau ministre de l'Intérieur, François Baroin, être fin et amical, ancien journaliste et pécheur romantique à la truite, un de ces fils que Chirac n'a pas eus, ce jeune homme (41 ans !) n'avait pas le profil du poste. A Beauvau, pour en imposer, il faut être soit un gros à faconde, un tartarin genre Pasqua, soit un grand maigre austère, style Pierre Joxe, soit enfin un petit nerveux hypervitaminé comme Nicolas Sarkozy. Mais « Harry Potter le gracile », ça ne le fait pas. Comme le dit Nicolas Canteloup, « il fait tellement premier de la classe, même s'il a changé ses lunettes pour les verres de contact, on se dit qu'il va se faire racketter ses kinders »...

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