vendredi 18 février 2011
mardi 15 février 2011
Une culture de l’écrit et non du prescrit. حضارة الكتاب لا المكتوب / Milad Doueihi
(...al kitâb lâ 'l mektûb!)La troisième voie Sens Public
http://sens-public.org/spip.php?article815
Le monde arabe est comme une bête endormie, longtemps sous l’influence d’un dosage expert de stabilité et de répression… Et quand la belle se réveille, l’Occident est comme sourd et muet. Le Choc des civilisations, modèle politique curieusement accepté par l’Occident, a bien eu lieu. Mais il n’est point question en ce début de 2011, d’un conflit entre un Occident laïque et démocratique d’un côté, et d’un Orient malmené par le fatalisme et la violence de sa religion, de l’autre. Loin de là. Le choc que nous avons tous vécu est celui de l’écart de plus en plus flagrant entre les paroles et les actions, entre les discours idéalistes et les réalités économiques et politiques. Cette nouvelle réalité politique est indissociable de la technologie qui l’a rendue possible. La rue comme le peuple sont des noms qui font disparaître les individus mais ce sont aussi les agents potentiels d’une transformation sociale portée par une éthique de la transparence et du partage inscrite dans la culture numérique. Une sorte de sagesse politique des foules, au lieu de sa redoutée folie meurtrière. Montrer surtout que le monde arabe, dans toute sa diversité, est une civilisation lettrée, une civilisation du livre et non pas du fatalisme religieux. Une culture de l’écrit et non du prescrit.
حضارة الكتاب لا المكتوب
mardi 1 février 2011
vendredi 24 décembre 2010
"Lectures de l’année: 2010" « Norwich
En me retournant comme chaque fin d’année sur les lectures qui l’ont marquée, je m’aperçois à quel point le genre de textes dont parle Marcel Cohen a progressivement disparu de mon horizon. Le « genre de textes »: pour ne pas dire « les bons vieux romans ». Ceux que j’ai d’abord appris à aimer mais que j’ouvre de moins en moins souvent. Que je termine plus rarement encore.
Découvert ce blogue littéraire (pas blogue de critique, comme ceux de Pierre Assouline ou de Didier Jacob, ni site d'écrivain(s), comme ceux de Pierre Le Pillouer ou de François Bon, mais blogue de lecteur, et pas de lecteur militant ou pédagogue ou de bonne volonté, blogue de lecteur tout court, d'amateur de lecture) il y a quelques mois. Une lecture de l'année en somme... "Norwich" est en hommage à W. G. Sebald (qui devrait être une de mes lectures 2011).
lundi 20 décembre 2010
Turkestan oriental / Xinjiang (revue de web)
En réponse à un commentaire de MK sur FB (voir aussi, plus détaillé, Opposition politique, nationalisme et islam chez les Ouïghours du Xinjiang / Rémi Castets):
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- Les Ouïgours se plaignent de la colonisation du Xinjiang par les Chinois, qui a commencé dès le XVIIIe siècle et qui a été relancée par les communistes depuis 1949.
- Il y a déjà eu de très nombreuses révoltes de la part des Ouïgours, notamment au début et à la fin des années 60 et au début des années 90, parce que leur sentiment identitaire est particulièrement fort. En fait, il y a un esprit de résistance des Ouïgours depuis que les Chinois les Hans colonisent le Xinjiang. Dans les années 1940, il y a même eu une République ouïgoure du Turkestan, indépendante de la Chine.
- Les liens que Pékin dresse entre les Ouïgours et le terrorisme islamiste sont-ils crédibles ?
Absolument pas. Ce sont des histoires. Pour beaucoup de pouvoirs en place, il est toujours facile d'établir un lien entre les résistances ethniques et le terrorisme. En réalité, seuls quelques Ouïgours ont intégré les rangs d'al-Qaida, mais il s'agit de cas extrêmement minoritaires. En général, les Ouïgours sont d'ailleurs d'un islam très modéré. - les Ouïgours sont beaucoup plus dangereux que les Tibétains. Premièrement parce qu'ils sont très bagarreurs et très organisés, ce sont de vrais guerriers ! Et deuxièmement parce que, contrairement à ce qui existe chez les Tibétains, il y a parmi les Ouïgours de vraies élites ainsi qu'une vraie diaspora à travers le monde.
- Les Ouïgours sont détestés en Chine. Un peu comme les gens du voyage chez nous, ils ont une mauvaise réputation, ils sont souvent accusés d'être des brigands, des voleurs…
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mercredi 8 décembre 2010
La quête du figatellu parfait
Où je peux trouver un figatellu du sud?
Réponse: Dans le sud!. Je l'avais cherché.
Il faut passer le col.
A Corte vous n'en trouverez pas. A Corte on mange le figatellu du nord, parce que c'est comme ça qu'on l'aime.
A l'Andatu: On ne sait pas comment ils font, dans le sud, pour mettre autant de foie, parce que le cochon, il n'en a qu'un de foie.
Je retente la question à l'épicerie du Cours, je sais que je prends un risque et la réponse vient définitive, presque cinglante: dans le nord on mange le figatellu du nord, dans le sud on mange du figatellu du sud.
Donc les figatelli s'organisent sur une matrice cartésienne (et non sur un axe simple comme on nous l'avait expliqué ici en février dernier: les figatelli s'organisent selon un axe qui va du moins au plus fort: frais ou sec), et selon une partition qui sépare également des degré de "force": le figatellu du nord (moins fort) et le figatellu du sud, plus fort.
Plus fort, c'est-à-dire notamment plus fort en foie. L'épicière (charmante tant que je n'aborde pas la question du "vrai" figatellu, toujours souriante alors mais un peu plus sévère) nous a expliqué: nous on ajoute de la chair et de la graisse, dans le sud il n'y a presque que du foie.
Donc la quête du figatellu parfait s'interrompt sur ce constat : il n'y a pas de figatellu parfait (c'est-à-dire si vous n'avez pas d'ancrage local précis en Corse) ou plutôt, il y en a deux, celui du nord et celui du sud. La quête ne peut donc se poursuivre qu'à se dédoubler.
Conseils de l'épicière: pour manger grillé, figatellu frais, pour manger cru, figatellu sec. Et pour faire aux lentilles, demandé-je naïf. Sec (et je soupçonne avec un peu d'inquiétude que le figatellu aux lentilles est un plat méridional...).
(Merci à Céline qui, hier soir, m'a donné la clef.)
https://www.facebook.com/notes/michel-roland-guill/la-qu%C3%AAte-du-figadellu-parfait/10150367463085008
En commentaire:
@Georges: tout à fait d'accord, s'agissant de bouffe. Tout est permis, après on voit si c'est mangeable :-)
@Marlène: tu n'as pas bien suivi: le figatellu idéal n'existe pas, le fighatellu centriste est un fantasme. Tu dois choisir ton camp.
Réponse: Dans le sud!. Je l'avais cherché.
Il faut passer le col.
A Corte vous n'en trouverez pas. A Corte on mange le figatellu du nord, parce que c'est comme ça qu'on l'aime.
A l'Andatu: On ne sait pas comment ils font, dans le sud, pour mettre autant de foie, parce que le cochon, il n'en a qu'un de foie.
Je retente la question à l'épicerie du Cours, je sais que je prends un risque et la réponse vient définitive, presque cinglante: dans le nord on mange le figatellu du nord, dans le sud on mange du figatellu du sud.
Donc les figatelli s'organisent sur une matrice cartésienne (et non sur un axe simple comme on nous l'avait expliqué ici en février dernier: les figatelli s'organisent selon un axe qui va du moins au plus fort: frais ou sec), et selon une partition qui sépare également des degré de "force": le figatellu du nord (moins fort) et le figatellu du sud, plus fort.
Plus fort, c'est-à-dire notamment plus fort en foie. L'épicière (charmante tant que je n'aborde pas la question du "vrai" figatellu, toujours souriante alors mais un peu plus sévère) nous a expliqué: nous on ajoute de la chair et de la graisse, dans le sud il n'y a presque que du foie.
Donc la quête du figatellu parfait s'interrompt sur ce constat : il n'y a pas de figatellu parfait (c'est-à-dire si vous n'avez pas d'ancrage local précis en Corse) ou plutôt, il y en a deux, celui du nord et celui du sud. La quête ne peut donc se poursuivre qu'à se dédoubler.
Conseils de l'épicière: pour manger grillé, figatellu frais, pour manger cru, figatellu sec. Et pour faire aux lentilles, demandé-je naïf. Sec (et je soupçonne avec un peu d'inquiétude que le figatellu aux lentilles est un plat méridional...).
(Merci à Céline qui, hier soir, m'a donné la clef.)
https://www.facebook.com/notes/michel-roland-guill/la-qu%C3%AAte-du-figadellu-parfait/10150367463085008
En commentaire:
- Marlene Delhaye: le figatelli idéal se trouverait au centre de la Corse ?
- Marlene Delhaye: et on peut passer commande où ?
- Annie Jacomino mais Céline l'a trouvé le vrai, non !
- Georges Moracchini: rien n'est vrai, tout est permis...
@Georges: tout à fait d'accord, s'agissant de bouffe. Tout est permis, après on voit si c'est mangeable :-)
@Marlène: tu n'as pas bien suivi: le figatellu idéal n'existe pas, le fighatellu centriste est un fantasme. Tu dois choisir ton camp.
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