jeudi 31 mars 2005

Journal express

- Mardi soir, Jean-Noël Jeanneney chez Jean Lebrun (p) pour parler de l'affaire Google. Enervant, décourageant, rageant. Mélange d'arguments contradictoires, mots de passe. Je n'arrive pas à trouver le temps de rédiger un post pour relayer celui de Nicolas sur BiblioAcid, qui reviendrait sur la réalité du projet Google, ses limites et ses spécificités.
- Ce matin à la radio, la contre-offensive référendaire de Raffarin se termine par "la France éternelle". La journée commence bien! "La France éternelle", ça en dit autant sur les partisans du non, qu'il s'agit à présent d'amadouer faute de penser pouvoir les convaincre que sur ceux qui nous gouvernent. De manière générale, le nationalisme, depuis une paire d'années déjà, fait un retour en force dans le débat public.

dimanche 20 mars 2005

Photos moscovites, 1ère livraison


Les photographies prises samedi 12 mars, le lendemain de notre arrivée (celle-ci n'est absolument pas représentative mais je l'aime bien...).

mardi 15 mars 2005

Des nouvelles de Moscou

Elles sont fraiches et neigeuses (je commence a avoir l'habitude!). Depuis samedi il a neige` chaque jour. Il a fait tr`es froid aussi, samedi mais depuis dimanche ca ne descend pas trop en dessous de zero. Je ne sais pas si j'aurai le temps de saisir et d'arranger mon journal de voyage mais dans tous les cas je ram`ene des tonnes de photos.
Lever demain matin 6:00 pour prendre l'avion du retour.

samedi 5 mars 2005

L'islam paisible: Abdellah Hammoudi

(France- Culture, toujours) Après Rochdy Alili, c'est ce matin un anthropologue de Princeton, Abdellah Hammoudi, qui vient parler d'un autre islam que celui qui fait les gros titres et le gros des conversations. L'exposé n'a pas la simple clarté de celui d'Alili, il s'agit d'une discussion entre des universitaires et parfois de riches suggestions passent trop vite, mais ça vaut la peine de tendre l'oreille. C'était ce matin, au Bien Commun (p), Antoine Garapon recevait Abdellah Hammoudi, professeur d'anthropologie à l'université de Princeton, et Baber Johansen, directeur d'études à l'EHESS.

mercredi 2 mars 2005

Louise L. Lambrichs: une histoire belge..., non, juive

En complément du post précédent cette histoire juive belge que je trouve dans Nous ne verrons jamais Vukovar:
A Bruxelles, sur la Grand Place, affrontement entre Flamands et Wallons. La police intervient: "[accent belge] Allez maintenant, ça suffit: les Wallons d'un côté, les Flamands de l'autre!" Alors dix Juifs s'avancent: "[accent ashkénaze] Et nous, les Belges, où on se met?".

Christine Taubira chez Ali Badou

Christine Taubira, vendredi au "Rendez-vous des politiques" (p), poussée par ses interlocuteurs elle ose dire, comme brisant un tabou, qu'il faut se décider, en France, à prendre en compte les communautés, c'est-à-dire les ethnicités mais auparavant elle aura expliqué pourquoi ça frise l'impossible:
"la donnée éthnique est sulfureuse en France. (...) On a écrêté les grosses identités régionales en France pour assurer la cohésion nationale, le territoire français même s'est construit sur ça, c'est la négation des identités régionales, la négation de la spécificité des territoires, j'allais dire l'abolition des langues."

dimanche 27 février 2005

Rochdy Alili

J'ai un peu l'impression que, d'après ce qu'on peut savoir en tant qu'historien et d'après ce qu'ont raconté bon nombre de voyageurs occidentaux dans le monde musulman... vous allez me dire que peut-être je suis un peu idéaliste et angélique, mais j'ai un peu l'impression que dans les vieilles cités musulmanes avant les agressions dont le monde musulman a été victime, d'une certaine manière dans ces sociétés, malgré toutes les injustices, malgré toutes les violences, tous les manques, et bien il régnait une sorte de plénitude apaisée, je dirais presque paresseuse, et ironique, et je me dis que, peut-être, dans ces cités-là, il était possible d'approcher ce que j'appelerais, pour ne pas aller plus loin, une pleine jouissance de l'être, une manière d'être au monde avec quelque chose qu'on pouvait appeler de la sérénité, dans une discipline rituelle apaisante et un quotidien où chaque geste, chaque parole, chaque jour a du sens, avait son sens et sa juste place dans un dessein, le dessein divin, si vous voulez, dans un projet qui dépassait l'homme mais où néanmoins aucune personne n'était écartée.
...
Finalement, c'est quoi, l'expérience méditative, l'expérience de la prière, qui est quand même le chemin essentiel? Ce n'est pas quelque chose qui nous amène à parler de Dieu, ce n'est pas quelque chose qui nous amène à parler à Dieu, c'est quoi concrêtement? C'est un homme, c'est l'homme qui institue simplement un interlocuteur intime qu'il nomme Dieu, à qui il s'adresse de diverses manières, le plus souvent stériles. De ce moment il se trouve en face de quelque chose d'insaisissable, quelque chose d'invisible, de muet, de silencieux mais quelque chose qui parfois, par éclairs soudains, fugitivement, peut se goûter, c'est le terme qu'utilisent les mystiques, peut se goûter au plus profond de soi et au plus loin dans l'univers. Alors l'homme qui a fait cette démarche sait que Celui qu'il a nommé Dieu est bien Dieu.

(Rochdy Alili, interrogé par Jacques Munier sur France-Culture, dans les Chemins de la Connaissance, émission du 15 février dernier (p). Rochdy Alili est l'auteur de l'Islam à l'usage de ma fille, de l'Eclosion de l'islam et de Qu'est-ce que l'Islam?.)

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