lundi 20 décembre 2010

Turkestan oriental / Xinjiang (revue de web)

En réponse à un commentaire de MK sur FB (voir aussi, plus détaillé, Opposition politique, nationalisme et islam chez les Ouïghours du Xinjiang / Rémi Castets):
    • Les Ouïgours se plaignent de la colonisation du Xinjiang par les Chinois, qui a commencé dès le XVIIIe siècle et qui a été relancée par les communistes depuis 1949.
    • Il y a déjà eu de très nombreuses révoltes de la part des Ouïgours, notamment au début et à la fin des années 60 et au début des années 90, parce que leur sentiment identitaire est particulièrement fort. En fait, il y a un esprit de résistance des Ouïgours depuis que les Chinois les Hans colonisent le Xinjiang. Dans les années 1940, il y a même eu une République ouïgoure du Turkestan, indépendante de la Chine.
    • Les liens que Pékin dresse entre les Ouïgours et le terrorisme islamiste sont-ils crédibles ?
      Absolument pas. Ce sont des histoires. Pour beaucoup de pouvoirs en place, il est toujours facile d'établir un lien entre les résistances ethniques et le terrorisme. En réalité, seuls quelques Ouïgours ont intégré les rangs d'al-Qaida, mais il s'agit de cas extrêmement minoritaires. En général, les Ouïgours sont d'ailleurs d'un islam très modéré.
    • les Ouïgours sont beaucoup plus dangereux que les Tibétains. Premièrement parce qu'ils sont très bagarreurs et très organisés, ce sont de vrais guerriers ! Et deuxièmement parce que, contrairement à ce qui existe chez les Tibétains, il y a parmi les Ouïgours de vraies élites ainsi qu'une vraie diaspora à travers le monde.
    • Les Ouïgours sont détestés en Chine. Un peu comme les gens du voyage chez nous, ils ont une mauvaise réputation, ils sont souvent accusés d'être des brigands, des voleurs…
    • The authorities continued to use the US-led “war on terror” to justify harsh repression of ethnic Uighurs, living primarily in Xinjiang Uighur Autonomous Region (XUAR), resulting in serious human rights violations. Non-violent expressions of Uighur cultural identity were criminalized. Uighur individuals were the only known group in China to be sentenced to death and executed for political crimes, such as “separatist activities”.
      China increasingly successfully used the Shanghai Cooperation Organization to pressurize neighbouring countries, including Kyrgyzstan, Uzbekistan and Kazakhstan, to co-operate in forced returns of Uighurs to China.
    • The authorities pursued a policy of large-scale Han Chinese migration to XUAR to address alleged labour shortages, while large numbers of young Uighur women and girls – reportedly more than 200,000 – were sent to work in factories in eastern China, often coerced by local authorities and under harsh conditions with low pay.
      • Local authorities maintained tight control over religious practice, including prohibiting all government employees and children under the age of 18 from worshipping at mosques.
        • One hundred and sixty Uighur children, aged between eight and 14, who had been living and studying in a Hui Muslim area of Yunnan province, were reportedly arrested by police sent by the Public Security Bureau in the XUAR. They were brought to Urumqi and held in Baijiahu prison. Ten of the children were reportedly released after their parents paid 20,000 Yuan ($3,140). Those who could not pay were told that their children would be charged with participating in “illegal religious activities”.
        According to reports, many people sentenced to death in the XUAR, some of whom had been given death sentences with two-year reprieves, were executed in 2008. Following domestic legal practice, death sentences with two-year reprieves can be commuted to life imprisonment if individuals exhibit good behaviour during the first two years. With the exception of one Tibetan case, the XUAR remains the only region in China where individuals are executed for political crimes.
    • "If Beijing gave them proper autonomy, stopped Han migration, and gave the people the language and religious rights that are guaranteed anyway in the Chinese constitution, they might well find that Uighurs would quite happily remain part of China," and Tibet’s government in exile explicitly says the same thing in their Middle Way Approach.
    • The Chinese government argues that the demolition is necessary to the “modernisation” of the Uyghur people.
    • Washington, qui ne les considère pas comme des « ennemis combattants », a décidé de les libérer, pas de les faire enprisonner ou torturer ailleurs…
    • Le gouvernement de Pékin a métamorphosé le visage du parvis de la mosquée Id-Kah. Notamment cet écran géant qui diffuse des feuilletons abêtissants dès la tombée de la nuit. Le soir on peut voir de nombreux Ouïgours passer le temps assis devant l'écran et tourner le dos à la mosquée.
    • Dans les rues du vieux Kachgar, une déconvenue m’attend. À l’entrée d’un quartier, il y a une guérite, un employé, un écriteau. La visite coûte 30 yuans. Un parcours fléché guide le visiteur, les maisons sont numérotées, des panneaux présentent chaque famille et son activité. L’une fabrique des broderies, une autre des poteries, une autre encore des tapisseries. Les portes des maisons sont ouvertes, les visiteurs sont invités à entrer. Des touristes han déambulent, accompagnés d’un guide. Environ 400 visiteurs défilent ici chaque jour, me dit-on. Comme au zoo... Les Ouïgours finiront-ils tous ainsi, parqués dans quelques « réserves » dûment contrôlées ?
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